jeudi 8 mars 2012

neighborhood threat

(David Bowie)

Il doit mourir.
Il ne doit pas mourir, des gens seraient tristes... ( je ne sais pas qui, mais sûrement quelqu'un le pleurait...)
Qui plus est, je ne veux pas que personne ne meurt, ma mère serait pas contente...

Quand je l'ai rencontré, je l'ai appelé jeune homme.
Il m'a demandé de ne pas recommencé...
Je l'ai fais trois fois par la suite.

Je pouvais voir dans ses yeux qu'il voulait me tuer.
Je pouvais voir dans ses yeux que l'on n'aurait jamais une bonne relation.
Déjà on s'haissait, mais moi plus... et mieux...

C'est ainsi que j'ai planifié mon plan.

Premièrement, pendant les 3 prochaines semaines.

- Sonner chez lui à 3 am, toute les nuits.

Deuxièmement, les trois semaines suivantes.

- Faire livrer de la pizza à son numéro. ( Pauvre con, j'ai son numéro)
- Voler son bac de recyclage.
- Couper son cable de Télé.

Troisièmement, pour le restant des mes jours.

- couper l'entrée électrique. Après trouver son fil de câble...prendre un vieux fil électrique, sortir les deux fils. Couper son cable tv, mettre les fils du 120 dedans et plugger le vieux fils : dead dvd et tv !

- Lui faire livrer des roses noires ( une), par semaine.

- Lui faire un scrapbook de son dernier recueil de poésie, mais en faire une lettre d'insanités...


S'il est encore là l'année prochaine, j'invite Anthrax chez nous.

Je.n'aime.pas.mon.voisin.

Au pire, je vais l'oublier et partir en voyage...
Mais s'il encore là quand je reviens... je fais tout ce que j'ai écris !

Peace out

lundi 27 février 2012

Personnal Jesus

(Depeche mode & Johnny Cash)

Beaucoup de gens ignorent pourquoi on l'appelait Jezz.

En fait, que très peu de gens, peut-être au nombre de 50 le savent.
Aujourd'hui, sans doute beaucoup moins s'en souviennent.

Moi, je m'en souviens.
Je m'en souviens, parce que c'est mon idée.

J'avais 15 ans.
Ma soeur, quelques années auparavant, s'était inscrite à un camp de ressourcement. J'avais aucune idée dans ce quoi je m'embarquais, mais ma sœur l'avait fait, et elle en semblait heureuse, alors pourquoi pas moi ?

Déjà à l'époque, la vie me faisait peur. Pas vraiment peur, mais disons qu'elle ne m'était pas familière, ni facile, ni vraiment agréable, tandis que je voyais ma sœur s'épanouir. Surtout depuis qu'elle en était revenue...

Pourquoi pas moi alors ?

Alors je me suis inscrit. Mes parents avaient défrayé les frais et dans le pire des cas, c'était à quelques rues de chez moi. Si jamais ça ne me plaisait pas, je pouvais revenir chez moi à pieds, et ne pas me faire chier trop longtemps. Déjà à l'époque, je savais que je ne voulais pas me faire chier...

À l'époque, (je suis vraiment très, très vieux...), en 1994, les films Wayne's world faisait un ravage dans ma vie. De l'humour absurde, un peu con, et remplis de sous-entendus douteux... J'adorais !!!

Alors je suis arrivé à ce week-end, avec l'idée que j'en sortirais grandi, mais n'ayant aucune idée comment.

J'étais gros, geek, avec un grand sens de l'humour... Autrement dit, j'étais gros, boutonneux, avec un énorme manque de confiance en soi. Trois jours après, j'étais toujours aussi gros, boutonneux, et ayant un problème d'estime aussi énorme que mon poids, mais j'avais rencontré Jezz.

Jezz.
Sans savoir trop pourquoi, on s'est mis à parler de Wayne's world. Puis pendant tout le week-end, on a dit : C'est excellent !

Moi qui croyait que ce week-end était athée, j'ai réalisé au samedi soir, après une soixantaine "d'excellent" que nous devions nous mettre en équipe, et faire un sketch tiré de la bible...

Misère...

Alors, Christian et moi, ainsi que 2 ou 3 autres personnes que j'ai oublié... on s'est mis ensemble pour faire ce fameux sketch. On a pigé le moment ou Jésus se fait laver les pieds par Marie-madeleine. On aurait pu reproduire la scène tel quel, mais Christian et moi, on s'en dit que ça serait beaucoup plus drôle, si on actualisait la scène...

Donc ce soir là, Christian joua Jésus, qui lui, au goût du jour, est devenu Jezz...

Mais Jésus est ressuscité trois jours après sa mort...
Ça fait trois jours que j'ai enterré Jezz, et je me demande encore s'il ne sortira pas de sa caverne...

My own, personnal, Jezz.
Someone who hears my prayers,
Someone who care...

samedi 18 février 2012

Sex and candy

(Marcy Playground)


Je me souviens que plus jeune, on se réunissait autour d'un baggies, que l'on partageait, et que l'on appréciait.
Après l'avoir fini équitablement, on était heureux, on se passait la langue sur les dents, et on se croyait les rois du monde. On était pauvre et solidaire, on étaient autonomes et puissant ! Je me souviens qu'on réunissait notre argent afin de pouvoir parfois, s'en payer un deuxième... C'était le bon temps ! Frivole, énervé et sans aucune autre limite, que celle de notre imagination.

Puis on a vieillit, les temps ont changé. À ce moment là, on s'achetait chacun un baggies. Le premier qui le finissait, finissait par demander aux autres s'il pouvait piger dans leur sac. Mais peu importe, là on vieillissait, et on se disait qu'on pouvait toujours en racheter si on en manquait... Etcomme le temps et l'économie changeait, il y avait toujours moyens de s'en procurer un peu partout. Les débuts de la luxure.

Encore un peu plus tard, la luxure le permettant, on en achetait trois, quatre à la fois, chacun, en se disant qu'on en avait en masse pour tout le monde. Au pire, on laissait le fond de nos sacs au plus pauvre d'entre nous. Certains d'entre nous avaient même abandonné les baggies pour des choses plus croquantes ou plus piquantes... C'était un nouveau monde...

Aujourd'hui, j'ai vieillis.

J'ai regardé mon fils naître ce matin, et je me suis demandé s'il aimerait autant les jujubes que moi...

dimanche 15 janvier 2012

Tout seul

(Les Colocs)

J'étais au bar ce soir.

Trois filles, dans la mi-vingtaine tergiversaient sur le fait que l'une d'entre elle, n'arrivait pas à avoir son amant, se compromettre sentimentalement dans leur relation...

- Tsé, on couche ensemble, on déjeune, mais il finit toujours par s'en aller...
- Mais tu devrais lui en parler !

Non.
J'étais dans le jus. J'avais plus de 50 personnes devant moi qui ne demandaient rien d'autre que de pouvoir boire à satiété, mais ce cas là m'a interpellé.

- Non.

Les trois filles m'ont regardées, l'air complètement abasourdies...

- Est-ce que je peux te donner mon avis ?
- Ben t'es un gars, ça pourrait peut-être aider !
- Bon...

J'ai pris un grand respire, et une gorgé de scotch.

- Je ne sais pas, outre le fait que tu couches déjà avec lui, la relation que vous avez ensemble.

Je lève les yeux, et je vois l'attroupement qui se forme autour de mon bar. Professionnellement, je devrais arrêter de parler, ne pas me prendre pour un sauveur, ne pas penser que je suis un génie, et surtout, surtout, ne pas croire que je possède la science infuse. Mais pour une raison que j'ignore ( l'orgueil.... je suis la science infuse !) Je lui ai donné mon avis.

D'emblée, je lui ai dis que ce n'était que mon opinion.

- Les gars, on est comme ça...

J'ai échoué...

-... On ne pense pas au futur. Ça nous fait peur. Et peu importe ce qu'on dit, ce qui nous donne confiance, c'est la confiance de notre partenaire.

Ce que je veux lui dire, et que je n'ai manifestement pas le temps de faire, c'est que essentiellement, l'homme d'aujourd'hui est un froussard. (un quoi ???) Un froussard !

On ne veut pas s'engager, on ne veut pas se commettre, on ne veut pas avoir l'air faible mais en même temps, on n'aime pas vraiment prendre une décision par rapport à nos relations personnelles. La pression de devoir assumer un choix nous déchire...

Est-ce que je ne parle que de moi ? Non... J'ai en masse ressasser le sujet avec mes amis dans des soirées bien arrosées pour comprendre que c'est une réaction typique que nous avons. Des soirées où on pouvait parler de ce qui nous tiraillait, des soirées où on était honnêtement avec nos tripes. Même, pas aspergé par des liqueurs de vérité, on en a parlé suffisamment...

Est-ce que je sais de quoi je parle ? Un peu, quand même. l'honnêteté sur le bout de la langue, j'aime provoquer les réactions chez des gens que je connais, mais encore mieux, chez des gens que je ne connais pas. Je repense à des soirées avec mon frère, mon frère d'âme, durant lesquelles, entrecoupé de quelques verres sur la véranda, on apostrophait les passants avec une question qui les compromettaient dans leur sentiments... Et qui eux alors, n'avait d'autres choix que, de nous être vrais dans leurs réponses...

Est-ce que je crois que je détiens la vérité chez toute façon de penser de tous homme ? J'ose espérer que non. J'ose croire que parmi toutes les actions que l'on n'a pu causer, et pire encore, chez toutes les réactions que l'on a créé avec nos paroles et nos geste, et bien j'espère que tous, on a grandi quelque peu... Bien que trop souvent, les mêmes actes se répètent....et blessent encore...

Mais ce soir...
je ne sais pas...
J'avais espoir que selon ce que la jeune fille racontait...
J'avais espoir que je pouvais l'aider, un peu !

- Le gars que tu fréquentes, ce type qui ne te donne pas de nouvelles, sauf quand il veut baiser, parce que c'est ce que tu dis...

( C'est fou les discussions que l'on peut surprendre en tant que Barman, alors que nos oreilles écoutent les commandes des autres clients....)

-... et bien ce gars, tu devrais le confronter. Provoque le dans son orgueil.
- Dans son orgueil ?

Les 80 personnes qui entourent le bar commencent à me regarder d'un drôle d'oeil... Mais je suis un sauveur, je suis un ange, je suis l'Homme de la situation!

- Dans son orgueil. Oui ! Je ne pourrais pas te dire pourquoi, je ne pourrais pas te l'expliquer non plus, mais je sais une chose, et c'est une chose dont je suis sur... Provoque le dans son orgueil, et il viendra te manger dans la main...

Ses amies m'ont regardées... Flabergaster...

- L'Homme n'est pas con, mais pour se laisser être aimé... il a besoin de confiance, et de challenge.

Elles m'ont donné l'impression de me regarder comme si j'étais Platon, soit un peu vieux et désuet, mais aussi plein de sagesse et enclin à un moment propice à la réflexion...

La fille qui était dans une possible impasse, elle, elle m'a regardée d'un regard inspiré.

- Alors, tu crois que je devrais lui faire de l'attitude, et d'utiliser ce que je sais de lui, pour pouvoir le revoir de façon plus intime ?

Et les 100 personnes autour de mon bar, m'ont fait éviter de répondre à sa question, outre le clin d'oeil que je lui ai servi, entre deux shooters...

Au pire, j'ai sûrement tort, et je ne veux pas qu'elle soit blessée... mais au mieux... au mieux, je lui ai servi le coup de pouce dont elle ( et lui) avait besoin...

jeudi 5 janvier 2012

She will be loved

(Marron 5 )

1ere partie : The will to Love

Dan est devant moi. Comme d’habitude il a son regard hagard. Aurélie ne lui a pas donné signe de vie depuis un mois. Il m’explique qu’il lui a envoyé des courriels, qu’il a laissé des messages sur son répondeur, il est même aller chez elle pour aller porter des fleurs. Et tout ça, pour rien. Je n’ai plus la force de lui expliquer que tout ce qu’il fait, ce n’est que de creuser son trou plus profond.

- Ce type n’est qu’un con ! Il ne la mérite pas ! dit il en jouant avec sa canette vide.

- C’est peut-être un con, mais c’est de ce genre de con dont elle est amoureuse.

- Elle m’a pourtant bien dit qu’elle m’aimait, me semble que c’est clair !

- C’est pas la première fois dans l’histoire du monde qu’une fille aime deux hommes à la fois. Et crois moi, selon les statistiques, il y a de fortes chances qu’elle reste avec son Con.

- C’est ça, t’es de son côté à lui !

On est comme ça quand on est amoureux, on est con. Quand on est amoureux, 2 + 2 n’ont rien à voir avec 4. L’amour n’est pas logique, ni rationnel. L’amour ne se calcul pas, pas plus qu’il ne se comprend, l’amour est interprété par le cerveau comme l’art peut l’être. C’est beau selon nos critères, point. Il n’y a pas de recettes miracles.Et encore moins de perfection.

Dans la glacière, je cherche à tâtons les dernières canettes. Je ne le regarde pas en lui tendant sa bière. Sur le lac, on entend nos canettes s'ouvrir en stéréo. Pendant qu'il prend une gorgée, je vois un albatros s'envoler au loin.

- Je ne suis pas du côté de personne Dan ! Simplement que tu devrais regarder ailleurs !

- J’essaie, crois moi.

- Quand je dis voir ailleurs, je ne parle pas seulement de baiser. Tout le monde peut baiser,à gauche et à droite, mais l’amour c’est plus complexe que ça ! C’est quand la dernière fois que tu n’as pas baisé avec une de tes dates ?

- Come on Gui, C’est quoi le rapport !?

C’est quoi le rapport… Le rapport c’est qu’en tant qu’homme, je sais pertinemment que si on ramène une fille le premier soir, il est très rare que la relation soit portée plus loin qu’une simple histoire de cul. Les gars on est comme ça, on est vraiment tous des salauds. Il y en a quelques uns qui peuvent se permettre de dire qu’ils ont baisé le premier soir avec leur femme, mais encore moins qui ont dit leur premier je t’aime ce fameux soir là.

Ceux qui aiment ont toujours raison.

Dany Laferrière

C’est comme lorsque l’on apprend que l’on n’est pas le seul amant d’une femme. Une étrange sensation de jalousie, mêlé d’une parfaite insouciance.Ce que l'on ne contrôle pas, ce que l'on ne peut changer, ne vaut pas la peine de s'en soucier... même si ça pince un peu.


- T'as sans doute raison, mais ça fait mal end'dans

...

lundi 19 septembre 2011

The saltwater room

(owl city)

Parce que la mer s'ouvre souvent dans une histoire qui concerne un lit.

J'ai ouvert mes yeux ce matin, parce que même en les tenant fermés, le soleil arrivait quand même à mes pupilles.

Objectivement, c'est une belle journée qui se prépare. C'est vendredi, c'est l'été, c'est les vacances.
Du bout des doigt, j'ai tiré les couvertures. C'est si réconfortant une couverture, c'est comme une paire de bras qui t'enveloppent et qui ne veulent pas te laisser partir.

Du bout ds doigts, je te cherche, mais tu es déjà partie. Le cadran indique 10 heures 30. Donc si je soustrais le 10 minutes d'avance que je mets constamment afin de ne pas être en retard, plus l'heure que j'ai rajouté depuis le début de mes vacances, pour avoir l'impression de me lever tard, il est 9 heures et vingt.

Autour de moi cumule les bouteilles : Bière, vin, Rhum. Et une soif... Cette soif, celle qui détermine le l'état, à savoir si tu auras mal à la tête, ou si les premières heures de ta journée seront encore embrumée comme les dernières de la veille...

J'ai enlevé les mouches à fruit du verre à côté de moi, et j'ai bu d'un trait. Selon mes papilles et ma gorge, c'était un rhum & coke & mouche oublié.

Dans une vie, l'être humain risque de mangé involontairement (faut préciser) de 7 à 10 araignées lors de son sommeil.

Le problème avec boire des insectes, c'est que l'on ne s'attend pas à ce qu'il soit là. Tsé, quand tu vois un cerveau ( Peach's schnaps et Bailey's) tu sais que tu vas boire des grumeaux. Ça écoeure pas. Mais quand tu ne sais pas ce que tu bois, c'est rarement une belle surprise... ÇA me rappel une fille au Cégep qui a...ouain... j'préfère pas m'en souvenir.

Mais là, ce matin, tu n'es plus là et je trouve ça dommage. Malgré la mouche, j'aime bien le gout du rhum & coke le matin. Je ne me souviens pas trop de quoi on parlait hier soir. Tu me disais des choses que je trouvais intéressante, et je te contredisais... parce que je suis bon là dedans.

De quoi on parlait ? surement de choses dont je ne maitrise pas le sujet.

Est-ce que je t'ai choqué ?
Sans doute, je suis grossièrement désagréable quand je ne sais pas de quoi je parle.

Est-ce que tu vas revenir ?

Je ne sais pas, j'ai pas encore lu le mot que tu as laissé sur le bureau, sur lequel j'ai échappé mon rhum & coke...

dimanche 11 septembre 2011

Confessions

(City and Colour)

Quand on discute, elle a raison.

Je ne sais pas toujours pourquoi elle a raison, mais je sais qu'elle a raison.

- J'ai raison.

Si elle le dit, c'est que ça doit être vrai.

Je ne m'obstine pas vraiment avec elle, parce qu'elle n'aime pas vraiment ça.

- J'aime pas ça quand tu m'obstines.

Alors je fais ce que l'on aime. Et on aime un tas de choses!!! On aime : aller à la montagne, prendre des marches les mardis soirs, écouter des séries télés... On aime un tas de choses. Dernièrement, j'ai réalisé qu'on aimait être seul.

On aime être seul parce qu'on ne se sent pas coupable. On ne se sent pas coupable de laisser le "on", pour passer une soirée avec elle. En fait, on se sent coupable de passer une soirée en "on".

On est souvent ensemble et on aime ce que l'on fait. C'est ce qu'elle dit. Et comme elle n'aime pas que l'on s'obstine, "on" aime.

On aime passer du temps ensemble parce qu'on fait ce que l'on aime. On aime faire ce qu'il faut faire quand il faut le faire. On aime s'aimer, comme elle dit...

On dit souvent, "on".

Mais elle a raison, On aime ça.

On aime ça, même quand je ne suis pas sur.

Mais quand je ne suis pas sur, elle me dit de lui faire confiance. Que elle, elle sait ce que l'on aime.

Elle ne sait pas que j'y pense souvent. Elle ne le sait pas parce que j'ai peur qu'on n'aime pas ça.

- Je sais ce qui est bon pour nous.

Alors, je ne dis rien. Je dis ce que l'on aime. Je dis ce que je crois qu'on aime, et quand j'ai torts, elle me corrige.

On aime ce que l'on aime.
C'est ça l'amour.
C'est aimé ce que l'on aime, sans trop discuter.
C'est discuter quand on aime trop ce que l'on n'aime pas vraiment.
C'est aimer.

dimanche 28 août 2011

Dog

(Ben Folds)



J'ai décidé d'acheter un chien.
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu un chien.

Je dis acheter, mais en fait, on me l'a donné.

C'est un beau chien, et je suis particulièrement chanceux, parce que je n'aurais pas à l'éduquer : c'est déjà fait !

C'est un chien comme dans le film : La Famille Tenenbaum, de Wes Anderson. J'ai vu le film, et j'ai adoré ce petit cleb, qui me donnait l'impression d'être le plus futé des membres de la famille. J'étais, pour ainsi dire, tombé amoureux de ce chien. Malheureusement ma blonde a...était allergique aux chiens... donc je n'ai jamais pu en avoir. Elle l'est encore, allergique au chien, mais ce n'est plus ma blonde...

Je l'ai particulièrement aimé mon cleb aujourd'hui.

Alors que j'étais au parc à chien, une première pour moi, j'ai rencontré une fille qui m'a laissé son numéro de téléphone. Elle trouvait ça drôle parce que c'était un énorme cliché, mais en même temps, je crois que je lui ai vraiment plu. Son chien avait l'air d'aimer le mien aussi...

On dira ce que l'on voudra sur les clichés, mais c'est parce que c'est des recettes connus qui fonctionnent, pourquoi en déroger ! Je ne lui ai presque rien dit. On a parlé du chien, de sa race, depuis quand je l'avais... J'avais pas grand chose à lui dire : Un gentil chien, Beagle, 2 semaines...

Puis elle a insisté sur le reste de ma vie. Célibataire, depuis peu... Je prends des cours de cuisine italienne, j'aime pas vraiment le fais que le BQ ait disparu de la carte électoral et que je suis extrêmement maladroit.

Faut croire qu'elle a aimé. Et faut croire que Valise aussi lui a plu. ( C'est le nom de mon chien)

Valise.

Elle m'a fait répété deux fois. Oui, Valise. C'est peut-être à cause des annonces de fido, que le chien ressemble à son propriétaire et que je ressemble à une valise... C'est peut-être aussi que la journée que je l'ai eu, un peu avant, elle(mon ex) venait chercher ses derniers trucs chez moi. C'est peut-être aussi parce que j'en ai rien a foutre, et que j'ai le goût de retourner avec un sac à dos, voir le monde...

Enfin, elle m'a laissé son numéro, et c'est la plus belle nouvelle de la semaine.

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Fallait que je me débarrasse de Trip. ça ne me plaisait pas trop, mais que voulez vous. Trip, je l'ai depuis 6 ans. C'est un bon chien. Un Beagle, comme Snoopy.

J'étais seul à l'époque, et comme je devenais un adulte, je m'étais dis que je pouvais tester mon degrés de responsabilité avec un chien. J'en avais jamais eu, malgré le fait que j'ai toujours voulu en avoir un. C'était pour moi, le concept d'un chien, comme avoir un compagnon dans l'adversité.

J'avais fais quelque recherches, afin de déterminer quel genre de chien pourrait le plus s'adapter à moi, et vice-versa. Comme j'aimais beaucoup la nature et le plein air, le beagle était tout fait pour moi. Bien entendu, je trouvais ça très drôle que de m'acheter un : Snoopy. Mais bien vite j'ai vu les différences.

Dans les premiers mois, je me faisais un plaisir de répéter, à l'occasion, les mots de Lucy : Stupide Beagle ! Mais très vite, ça a disparu, je n'ai plus eu besoin de le dire.

Aujourd'hui je l'ai laissé aller à un type qui m'a écrit sur un site d'achats, d'échanges et de ventes.
Il me paraissait mieux que les deux, trois autres qui m'avait écrit, et je me refusais de l'envoyer à la SPCA. Tuer mon chien, jamais...

Quand le type est rentré, Trip s'est immédiatement dirigé vers lui. Et je dois avouer que le type avait l'air bien. En fait, j'ai compris que j'avais fait le bon choix quand j'ai vu les yeux de Marc s'illuminer en prenant Trip dans ses bras.

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CE soir, j'amène Trip voir son ancien propriétaire. Pour une raison obscur, c'est comme mon nouvel ami.

Quand j'ai été chez lui, chercher Valise, on a discuté un peu, puis il m'a offert une bière, on a discuté de tout et de rien et, ça a cliqué. Du coup, ça fait deux semaine qu'on s’envoie des courriels pour rien, à propos de Trip et de tout le reste.

Et ce soir, il m'a invité à souper chez lui, avec Trip/Valise et sa nouvelle copine. J'aime bien l'idée, je trouve ça drôle et je crois que Valise ça lui fait moins mal comme coupure s'il revoit son maître. C'est mon premier souper depuis que je suis célibataire et ça me fait drôle que ma "date" soit un chien...

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J'ai invité le nouveau propriétaire de Trip à venir souper. Comme ma nouvelle copine est allergique, je ne pouvais pas le garder. Ce soir, elle va venir, elle prendra des Claritin, pour une des dernières fois chez moi... Je me demande comment elle va trouver le nouveau propriétaire, je suis sur qu'il va lui plaire !

dimanche 7 août 2011

Call it what you want

(Foster the people)

Je regarde les poivrons. Rouge, vert ou jaune. J'ai jamais vraiment compris pourquoi les rouges et les jaunes sont plus cher. Enfin, je sais que c'est plus long pour les rouges et les jaunes, de murir, mais quand même, 1 $ de plus...

Je n'aime pas faire mes courses à l'épicerie.

C'est toujours compliqué de choisir une caisse à l'épicerie, sauf quand on a déjà travaillé dans une! Le secret, c'est de regarder le panier des gens.

Règle pour savoir si ça va aller vite :
  1. Regarder la grosseur des articles dans le panier.
  2. 10 personnes avec un panier, c'est plus long que 5 carrosses pleins.
  3. Les caisses automatiques, c'est mal.
  4. La caissière est blasée, même si elle est nouvelle... Alors pas la peine d'être gentil...
Je fais la file et j'adore regarder ce que les gens achètent. Quand un gros achète des chips, des plats "michelina", du coke et le dernier de l'Actualité qui parle de la malbouffe, je trouve ça drôle. Mais j'ai rien contre les gros, je trouve tout aussi drôle de voir une jeune femme acheter du tofu, du brocoli et la magazine "dernière heure". Comme quoi, bien manger n'égale pas culture...

La file que j'ai choisi est la plus longue, mais je veux être servi par cette caissière. C'est une vieille amie que je n'ai pas vu depuis longtemps.

- Salut Julie !
- Paul ! Comment tu vas ?
- ÇA va toi ?
- PAs mal
- Tu manges ça toi, du tofu !?
- Ouain...tsé, on change tous hein !

Comme je dis ça, j'ai comme le souvenir qu'à la fin du secondaire, elle travaillait déjà à mi-temps dans un supermarché...

Pendant qu'elle enchainait les articles sur le tapis roulants, et que je me morfonds de voir le prix de la facture augmenté exponentiellement, elle me dit:

- T'es pas venu à l'enterrement de Karine.

Je me suis senti projeté hors de moi.

- Tu le savais pas !? Désolé... j'ai manqué de tact...

Tu peux manqué un cible, mais son annonce a directement atteint sa cible. Elle continue de débiter des phrases, mais je suis sourd. Ma tête est un bol de pop-corn, les souvenirs éclatent et j'ai chaud.

- Euh... Paul, ça fait 112.48 $

- euh...ouais...

J'ai déposé les sacs dans mon auto, puis je m'y suis installé et j'ai rien fais. J'aurais pu allumer le moteur, mais j'ai rien fais. Karine, c'est ma première blonde. C'était. Ce fût...

Karine m'a déviergé. Elle, elle avait déjà couché avec Éric Carmen. J'étais son deuxième, elle était ma première.

Je me demande si c'est plus facile de perdre une ancienne maitresse/amant, avec les années...??? Est-ce qu'à 60 ans, on s'en criss de notre première baise ? Je me demande ça, parce que vite comme ça, à 30 ans, ça me fout un de ces chocs...

Et je me demande... Ça fait 10 ans que je ne sais pas ce qu'elle fait, qu'est-ce qu'elle était devenu?

J'ai démarré ma voiture, et je suis parti.

En rentrant chez moi, j'ai voulu passer devant l'aréna, où la première fois on s'était embrassé.

Je me suis garé devant, j'ai coupé le moteur.
En sortant de la voiture, j'ai été où l'aréna était. Maintenant c'est des condos.
C'est signe que les temps changent.

vendredi 5 août 2011

Wake up

( The Arcade Fire)

Je viens de déménager avec ma copine. Elle qui avait sagement tout plié son linge dans des valises et autres boîtes, elle m'a vu débarquer avec deux énorme sacs de vidanges remplis de linge éparpillé.

Une fois qu'on a eu installé le lit, (et qu'on ait baptisé la chambre a couché) elle m'a dit qu'elle s'occuperait de la cuisine.

- Alors on fait quoi ? dit-elle.
- Tu devrais t'occuper de la cuisine, pendant ce temps je vais ranger mon linge.

C'est alors qu'elle s'est levée pour s'affairer à notre installation. J'en ai profité pour ouvrir mes sacs et tout lancer sur le lit.

2 minutes plus tard, elle débarque avec une bière. Pendant qu'elle me la tendait, son regard était porté sur le tas de linge qui ornait notre lit.

-T'es sur que t'as un pénis ?
- Ben, tu le sais !?
- T'as plus de linge que moi..

Étendu sur mon lit, il doit y avoir assez de linge pour couvrir 3 allées de l'armée du salut. Et ça tombe bien parce que la majorité vient de là...

- Je T'ai jamais vu porter ce t-shirt là !
- Ben oui, pas souvent... mais dins fois.
- Écoute Paul, tu fais comme tu veux, mais faut que tu tries ! Il est hors de question que tu déménages ces trucs avec nous.

Son regard sévère sur ces dernières paroles se dissipa pour laisser place à un immense sourire, avant qu'elle ne referme la porte derrière elle...

Je suis seul devant ces tas de linges et, mon intelligence se manifeste : Si tu tiens à ce que ça aille bien ( voir, baiser) t'es mieux de remplir des sacs de linges dont elle veut que tu te débarrasses.

La chemise noire : C'est la première fois que vous avez eu une date. Note à moi-même : à ne pas jeter, mais à ne par reporter lors de votre anniversaire, parce qu'elle pourrait penser que votre première soirée ensemble, j'étais plus cool que lors de notre prochain anniversaire, et dès lors regretter d'être encore avec un gars qui a changé...

Mes jeans bleu : un peu noir, un peu sale, même propre. C'est mes jeans déchiré aux talons,

mon t-shirt de AC/DC : Je l'aime. Pas elle. Ne pas jeter, et si elle te demande pourquoi je ne l'ai pas jeter, répondre : Je l'ai gardé pour peinturer !

Je plie tranquillement mon énorme tas de linge, qui au lieu d'avoir l'air d'une montagne, ressemble désormais au centre-ville de New-York. Et plus je plie et que je fais des piles. C'Est la colonisation de mon linge. Je me sens vraiment comme un vrai colonisateur, plus tôt il n'y avait rien, et maintenant je regarde des grattes-ciel de t-shirts et de pantalons, avec des des pyramides de bas.

- Mon amour, pourquoi tu as plié le linge que tu voulais jeté ?
- Je ne peux pas rien jeter tout de suite...
- Je le savais... et pourquoi donc ?
- Je ne vais rien jeté, il faut qu'on peinture.

mercredi 27 juillet 2011

Nothing is easy

(Jethro tull)


Tout deux dans un endroit clos.

Je sentais monter quelque chose en moi.
Ça me faisait tout drôle, tout chaud...

Et j'ai senti ses mains derrière moi, et j'ai replonger.
La tête dans le bol, je réalise que j'ai peut-être une intolérance aux Fruits de mers.

samedi 25 juin 2011

Comin' home

(City and colour)

Il fait soleil, et je regarde dans les yeux de ma blonde. Ma blonde... C'est ma nouvelle blonde, la dernière m'ayant laissée d'une bien drôle de façon, mais on en reparlera...

Il fait Soleil, et depuis deux jours, c'est l'été. C'est officiellement l'été depuis 49 heures, 17 minutes et 46 secondes... bientôt 53.

Il fait 26 à l'ombre et 12 000 pas à l'ombre. Heureusement pour nous, on est à l'ombre. On est à l'ombre, dans ma voiture.

- Tu sais où on va ?
- Oui oui...

J'ai l'air convaincu et ça l'a rassure, mais j'en ai aucune idée. J'ai eu secrètement eu l'envie de de prendre la route sans savoir où j'allais. Juste de partir avec seul objectif que d'être de retour dans 3 jours. Si elle avait été fan de Vigneault, on aurait pu aller à Natashquan( C'est à peine à 17 heures de routes), mais tel n'est pas le cas.

Avant de partir elle m'a demandé si on devait se préparer un encas pour la route.

- On pourrait faire un pique-nique !
- C'est sur !
- Pis on pourrait faire l'amour dans un sous-bois !
- Et comment qu'on pourrait !

Ça fait deux heures qu'on est parti, et je la vois sortir son vernis à ongle et ses ouates. Du vert et du jaune-orange. J'étais avec elle quand on les a acheté.

- Pour l'été, j'ai envie de soleil et de gazon !

J'ai souris, elle a sourit, on s'est embrassé et on a baisé dès qu'on a pu, c'est à dire dans la ruelle près de la pharmacie. Et je le referais dès maintenant si je n'étais pas entrain de conduire. Elle a baissée son siège et a collée ses pieds au plafond.

- C'est encore loin grand schtroumpf ?
- Très très loin.

Elle me montre ses dents, et remonte ses lunettes sur le fond de son nez. Je sais que dans moins de 17 minutes, elle me reposera la question, afin de conserver le gag. Et elle sait que je vais répondre la même chose. Et que malgré la fatigue, le soleil, et tout les ennuis que l'on peut avoir, on va sourire dans nos têtes.

Le soleil plombe, et on boit une bière. On s'est arrêté dans un truck stop, sur la route. Pendant que j'en profitais pour mettre de l'essence, elle est sortie pour aller aux toilettes. Je suis rentré, j'ai payé et quand je suis sorti, elle était assise dans l'auto. Je me suis remis au volant et on est reparti. Le temps que j'embarque sur l'autoroute, j'ai entendu : Pssst.

En plus de son sourire et ses ongles d'orteils estival, j'ai remarqué qu'elle me tendait une bière.

- Je T'aime
- Ça me semble du post-coital comme affirmation.
- Tais toi, et donne moi ma bière !!!

Elle rit, mais elle m'a tout de même frapper. Comme l'éclair, c'était un coup qui m'a surpris. Surpris comme un coup de foudre...

- Est-ce que...
- non non, plus très loin.

On est heureux, parce qu'on est un peu fou. On est heureux parce qu'à la radio on entend gaële.
On est heureux parce que. Juste parce que. Juste parce que...

Parce que rien ne nous dérange, parce que rien ne nous divise et parce que tout nous surprend.

- Dis le que tu ne sais pas où on va !

Elle ne me surprend pas, elle est trop intelligente pour ma vague sournoiserie.

- Est-ce que ça te dérange vraiment ?
- Non...

On est heureux...

(à suivre)

Rebel Yell

(Billy Idol)

(suite de Comin' home)

... On est heureux.

On s'est dit pleins de secrets, mais on ne s'est rien dit. On ne sait pas se dire encore. On ne sait pas se dite plein de choses, mais celles que l'on se dit sont de l'ordre des choses qui ne se disent que lorsque l'on sème.

Quand on veut cultiver la culture, il faut que l'on s'aime, de la connaissance, de la reconnaissance et préserver la naissance. Tu vois, quant une plante croit ?

Et on est dans une voiture que je conduis, et dans laquelle on boit une bière. Et bien que je ne sache pas où on va, elle non plus. L'important n'est pas toujours le chemin, c'est le but. Et notre but, c'est de s'aimer longtemps.

C'est sans doute pour ça qu'elle a sortie sa tête par la fenêtre et qu'elle crie : JE T'AIME !
On est des rebelles, on est des idéalistes, et notre amour n'est pas un projet de société, c'est notre vie, la nôtre à nous.

Je regarde les panneaux verts et elle aussi. Notre jeu, c'est de savoir où on va. Enfin, c'est son jeu, parce qu'elle croit encore que je sais où on va, quoique je commence à croire qu'elle s'est rendue compte que je ne le sais pas plus qu'elle.

St-Paul de l'île aux noix 14 km
St-Valentin 5 km.

- On va à St-Valentin ?
- Non.
- Oui.
- Ok.

5 minutes plus tard, on est de retour sur la route...

-Allez, dis le que tu ne sais pas où on va !
- Est-ce que c'est vraiment important ?
- Pourquoi ne le serais-ce pas ?
- Parce qu'on y va ensemble...

(à suivre)

jeudi 23 juin 2011

Tropicalia

(Beck)

Je me souviens de ma première vente de garage.
En fait, j'en ai de vague souvenirs, mais c'est des souvenirs quand même, non ?

J'ai beaucoup plus de souvenir du premier truc que j'ai acheté dans une vente de garage, mais bon. On cherche toujours à se souvenir des trucs que l'on a fait pour la première fois. Sans doute parce que les premières fois sont toujours plus significatives. plus vrais. LEs fois suivantes, c'est un déjà vu...

Ma première vente de garage, c'était
Je me souviens de livres bruns, qui était jaunis.
Je me souviens de vieux mags, égratignés, au compte de trois.
Je me souviens de vieux jouets, et d'un bac de tête de Barbie.

- Maman, pourquoi qu'y'a un bac avec des têtes de Barbie.

J'étais tout petit, et je devais porter une salopette. C'était comme ça avant quand on était petit, on portait des salopette. J'ai jamais vraiment compris pourquoi, parce que quand on change une couche, me semble que c'est plus compliqué à enlever...

- Je sais pas Paul.
- Peut-être que les têtes se sont sauvés.
- Peut-être...

Puis un monsieur s'est avancé, parce que quand t'es petit, tu parles fort. Tu parles fort parce que les oreilles des grandes personnes sont plus loin. Quand t'es petit, t'as des petits secrets que tu dis que lorsque des petites oreilles sont à proximités. Quand t'es petit, tu parles fort pour les grandes personnes, parce que leurs oreilles sont loin, même quand tu veux dire un secret.
- Maman, j'ai fais caca dans mes culottes.

- Papa, j'ai trouvé des photos de femmes nues pendant que je cherchais un tournevis.
- Pourquoi tu cherchais un tournevis mon p'tit criss !
- Pour dévisser le nombril de la voisine...
M'enfin...

Le vieux monsieur s'est avancé et il m'a regardé.

- C'est parce que ma fille leur enlevaient la tête pour les habiller.
- Moi j'enlève pas ma tête quand je mets ma salopette...
- Elle l'a fait ...

jeudi 16 juin 2011

Run

(Vampire Weekend)

Ça fait deux semaines, littéralement, que j'essaie de t'écrire un truc.
J'essaie d'écrire un truc sur toi, sur ce le comment du pourquoi du comment que je me sens.

J'ai envie de te dire pleins de choses. J'ai rien envie de te dire. J'aimerais tout te dire. À la limite, juste de te dire que je feel pas. Que toute la musique que j'écoute est triste, et surtout la tienne.

Que le soir, je regarde le ciel, qui fait office de miroir, et je me demande où j'ai échoué. Pis je trouve, pis je me sens médiocre. Oui, oui. Médiocre. Tu sais, le mot qui est plus traitre que : Déçu.

Je me sens moins près de moi-même, et encore plus loin de toi et je le regrette.

Puis ce matin, j'ai été prendre ma douche. Sur le côté gauche de mon corps, il y a des cicatrices. Je ne l'avais jamais remarqué avant, mais c'est là. J'avais jamais vu cette marque auparavant. Elle part de mes cotes, jusqu'à mon bas dos. Ce n'est pas seulement qu'un marque, c'est 5 lignes.

Puis j'ai trouvé ça romantique. J'ai souris parce que j'ai trouvé que c'était comme une gamme sur mon corps. Toi qui joue de la musique, j'ai été ton dernier opus, ta dernière mélodie.

Ça m'a fait sourire. Puis j'ai pleuré, parce qu'un musicien, ça n'arrête jamais d'écrire, mais ça change souvent d'albums.