samedi 14 novembre 2009

Don't fear the reaper

( Blue oyster cult)

Qu'est-ce que l'égoïsme ?

si on prend la définition du dictionnaire, ça donne ceci : L'égoïsme est un trait de caractère, l'attitude d'une personne dont les actions ou les idées sont uniquement orientées par ses propres intérêts, sans prendre en compte les nécessités d'autrui.

Pourtant, on peut demander à la personne la plus égoïste de notre entourage, si elle-même se trouve égoïste, et la réponse sera invariablement : Non. Suivi sans doute de : Pourquoi, penses-tu que je suis égoïste ?... Hmm...

Je suis loin de me sentir égoiste. En fait, je suis probablement cette personne, je le suis, mais je ne m'en rends pas compte. C'est quoi les nécessités d'autrui ? Je travaille comme un déchainé depuis juin, je le sais. Je n'ai pas eu beaucoup de temps à moi, et je suis quelqu'un d'assez solitaire, même si je crois être solidaire de ma petite famille. Ma petite famille, c'est mes frères et sœurs que j'ai à mtl. Ces 10-12 personnes qui font que je suis ce que je suis depuis 10 ans.

Mais je me demande, suis-je devenu égoïste ? Je présume que de se poser la question, c'est d'y répondre... Mais ça c'est produit quand ? Quand est-ce que mon propre bien-être a passer devant celui des autres ? Est-ce que c'est mal ?

de l'égoisme, je dirais ceci : L'être égoiste est quelqu'un qui met en place ses propres intérêts dans les comportements des pairs. Machiavel résume très bien, très très bien, l'égoïsme dans le prince. Je me souviens d'avoir lu ce livre, il y a 10 ans, mais je ne m'en souviens pas vraiment. Je me souviens du fond, un peu...

Je crois en l'altruisme. Je crois que l'on peut faire du bien, ou donner, sans aucune forme de récompense. Et je crois que d'en parler, c'est tenter de se faire valoir, ce qui détruit finalement l'acte de bonté que l'on vient de faire, que l'on a fait. Le dernier boy-scout...

Apprends moi à être généreux, à donner sans compter, à travailler sans chercher le repos, à me dépenser sans attendre d'autres récompenses, que celle de savoir...
- Prière scout-

Oui, c'est une prière que j'ai chantonné une fois par semaine, pendant 3 ans, entre 10-12 ans. Quand j'y repense, on peut dire que cette prière me résume bien. J'ai enlevé le début et la fin, qui sont des termes religieux, lesquelles ne s'appliquent pas vraiment à mes croyances.

Tout ça mène à quoi ?

Est-ce que la religion est à la base de l'égoïsme ?
Ou, est que l'athéisme crée l'égoïsme ?
La charité chrétienne et la bonté, c'est un immense mensonge ?
Ou encore : Criss LedZ, décroche!

I said, these are lonely days

(greg ashley)

addicted to love

part 3

Quand elle ouvrira sa porte, ce matin, Il y aura un ballon. Un ballon dans lequel il y aura un bout de papier. Sur ce petit bout de papier, il y aura une indication. Et bien entendu, cette indication la mènera vers un autre ballon, jusqu'à concurrence de 8.

Au 8eme, elle saura où me trouver.

Depuis une heure que je l'attends chez moi. J'ai préparer le petit déjeuner, mais en fait j'ai vraiment préparer un immense brunch. Seulement des trucs qu'elle aime. Ou du moins, des trucs que je me souviens qu'elle m'a dite aimé... Une baguette, du miel, du bacon, des oeufs bénédictines, de la mangue, de l'ananas, une croustade aux pommes, des croissants, des pommes de terres à la crème sure, du fromage de chèvre, féta, cottage et à pâte molle. J'ai aussi acheter des cretons, des petites viandes et j'ai préparer plusieurs petites salades...

Si j'avais le but cacher de l'engraisser afin qu'elle ne puisse plus resortir de chez moi, je serais près de la réussite, cependant tout ce que je veux, sincèrement, c'est qu'elle soit ravie. En fait, pas seulement ravie, mais comblée. Parce que si la pire chose qu'une femme peut dire à un homme, c'est qu'elle est déçue... La plus belle, c'est bien de lui dire qu'elle est comblée.

Mais pour combler une femme, et je crois que c'est le parcours initiatique d'un homme dans la plénitude amoureuse, ce n'est pas seulement de la baiser ici et là, selon notre bon vouloir. Je me suis souvent dis, l'homme aime l'après et la femme l'avant. Dans le sens que La femme aime être traité aux petits oignons et ainsi être dans un état plus propice aux ébats, tandis que l'homme la traite aux petits oignons, pour la mettre...ouain, pour la mettre...

Mais je ne suis pas si sur que ce soit vrai. Enfin, quand vient le temps de parler de relations amoureuses, plus rien n'est vrai. Non...rien n'est vrai. Du début jusqu'à la fin...

(iiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnk !)
C'est le bruit de la sonnette... Qu'est-ce que vous voulez, ça sonne comme ça chez nous....

- Salut !
- Isabelle ? Qu'est-ce que tu fais là... euh monte.

J'ai un mauvais pressentiment...

- Batard, C'Est un festin que tu as préparé !
- Ouain, ben c'est que... Ben je voulais qu'elle soit heureuse... Mais toi, quE'st-ce que tu fais là ?
- Hein, c'est des bulles ça... J'peux ?

J'ai tiré une chaise, en lui faisant signe de se servir.

- T'en veux un ?
- Ouain... Vas tu me dire qu'est-ce que tu fais là ?
- Ben quand je suis sorti ce matin, j'ai vu les ballons. Julie aussi, et... ben...
Elle prends une fraise sur la table et l'a croque sans équivoque.
- The're no easy way, écoute Paul, Julie à ramener quelqu'un coucher hier, pis elle ne voulait pas partir faire ta course aux trésors, parce qu'elle se sentait coupable...

J'ai ris.

- Tu veux déjeuner ?
- Ben je sais pas...
- CRiss Isabelle, penses-tu que je peux manger ça tout seul...
- Ouain...il te reste des bulles ?

Oui, il me reste des bulles, mais elle vient de m'en péter une grosse...

vendredi 13 novembre 2009

Guiding light

(Muse)


La musique était forte, et le seul moyen de soutenir une conversation, c'était de crier.
Mais pas elle, le moyen qu'elle a trouvé pour me parler, c'est de coller sa joue contre la mienne, et ainsi pouvoir délier sa langue dans le creux de mon oreille.

Je ne me souviens pas de ce qu'elle m'a dit, tout ce que je sais, c'est que j'ai trouvé ça romantique. Elle m'a touché directement au coeur. Je ne me souviens pas de ce qu'elle m'a dit, parce que je pensais trop à ce que je ressentais à ce moment précis. J'écoutais pas, je vivais.

J'ai quand même eu le réflexe de me tasser, mais la douceur de sa peau diaphane a calmé mon état de panique. Parce que oui, oui, j'ai paniqué. J'étais trop impressionné par elle, pour oser seulement espérer un contact avec elle. Et je savourais trop cette douce présence pour m'en séparer.

Depuis la première journée, où je l'ai vu, de vert vêtue, depuis cette journée, elle me hante. Elle vient me chercher dans ma tête à des endroits que je me croyais exclusif.

Et j'ai paniqué, parce qu'à elle seule, elle me redonne le gout de vivre. Elle me donne le gout de respirer et de vivre. Elle me donne le gout de tout... C'est une muse. Elle me montre la lumière...

mercredi 11 novembre 2009

My culture

( 1 giant leap)

(Sur le bord de l'autoroute jean-lesage, 1 homme et 1 femme)

H- Ça prend ben une criss de conne pour mettre du rouge à lèvre, quand elle roule à 120 km/h.
F- Ça prend ben un épais pour la regarder, et qui rentre dans le cul d'un char à 125 km/h.

La réalité de chacun est indépendante des ses actions, et de ses acquis...

jeudi 29 octobre 2009

the pick of destiny

(Tenacious D)



je joue ça sur mon Ukulele, pis ça me fait rire grave !!!

mercredi 28 octobre 2009

The roof is on fire

(Bloodhoud gang)

PArce que les gars, on n'est pas toujours propre quand nos blondes...

Ça faisait longtemps qu'on s'était pas vu, et j'avais appris qu'il s'était fait une blonde, lui, le célibataire en puissance...
- Tu sais ce que j'aime le plus dans ma blonde
- Non ?
- Moi

mardi 27 octobre 2009

Augusting

( Oscar McClure)

- Tu mets pas de manteau ?!
- Non, chu correct avec ma petite laine.
- Il fait froid dehors !
Elle a froncée les sourcils, lui a tendu son manteau, et il avait avantage à ne pas rouspéter...

Pis après ça, elles nous disent qu'elles ne veulent pas être notre mère...

Sink or swim

(Bad lieutnant)

- Est-ce que tu m'aimes ?
- Ça dépend des jours.
- Euh... C'est pas le genre de réponse que j'attendais.
- C'est pas le genre de question à poser à quelqu'un qui chie.

lundi 26 octobre 2009

Girl in love

(Smith Westerns)


Addicted to love
part 2

C'est souvent sur l'oreiller que proviennent les plus grandes chicanent, et les plus grandes preuves d'amour...du moins, pour l'homme.

Mais c'est tout de même sur l'oreiller que tout se dit, que tout se règle. Et depuis qu'elle est partie, c'est à ça que je pense. Je tente de me souvenirs de tout ce qui s'est dit, et/ou passé sur l'oreiller.

C'est pas une preuve d'amour, c'est un défi.
Ce n'est pas un défi, c'est une preuve d'amour.

J'ai beau tenter de comprendre ce qui se passe, je n'y arrive pas. Mais une chose est sur, c'est que je veux la récupérer. Alors je tente de me rappeler tout les petits détails. Toutes les choses qu'elle m'a dite, que je n'ai pas écouté... Parce qu'on peut ce qu'on voudra, mais c'est vrai qu'on écoute pas tout ce que les filles disent. C'est faux, on les écoute, mais on ne les retient pas forcément.

Et c'est pourquoi je suis couché depuis 2 jours, je farfouille dans mon lit et auprès de mes oreillers des souvenirs, des indices de souvenirs, des choses qu'elle aimait ou des choses qu'elle aurait aimé.

Et jusqu'à présent, je retiens qu'elle n'aime pas les chats, sauf ceux qui sont "cute"... Elle aime le kitsh, les meubles ikea, la guacamole, les margarita, les terrasses en automne, nager, le vert. Elle voudrait être une mère à la maison, sans pour autant avoir d'enfant. Quand elle se réveille la nuit, et qu'elle va chercher un verre d'eau, elle regarde par la fenêtre et se demande c'est comment, l'espace... Quand elle mange du pain, elle aime faire des boules de mies, et ensuite les laisser fonde dans sa bouche. Quand elle boit du vin, la première gorgée, elle se l'envoie dans la joue droite, ...euh non, la gauche... moi je le vois de ma droite...

Je M'enroule dans mon les couvertures de notre lit, et je tente de me souvenir... Alors c'est quoi mon objectif ?

Mon objectif, c'est de la reconquérir ! Pourquoi je m'embête sur ce qu'elle aime !? Je sais, je dois recommencer depuis le début !

Elle aimait quoi quand on flirtait, où qu'est-ce qu'elle m'a dit à propos de notre rencontre...

Ah !!! je sais...
Elle va fondre...

dimanche 25 octobre 2009

Addicted to love

(Tom Hanway & Blue Horizon, Robert Palmer cover)

Addicted to love.
Épisode 1

Elle a serrée ma main, et elle ma juré, croix de bois croix de fer, que tout irait bien. Elle à même cracher, pour certifier la valeur de sa promesse.

J'y ai tellement cru, que je m'en suis foutu.

Et maintenant, ça fait 7 ans qu'on est ensemble.

Au début, on se comprenait sans se parler, alors qu'aujourd'hui, on se comprend pas et on se parle pas plus.

Je présume que c'est ce qui nous amèna à cette discussion.

- J'aime pas le spaghetti.
- Ben voyons, on en a mangé pas plus tard que Jeudi passé.
- Ouain, pis ben, j'aime pas ça.
- Pourquoi tu ne me l'as jamais dit ?
- Parce que tu n'acceptes pas la critique sur ta cuisine !
- Ben c'est sur que là, vite de même, ça m'irrite un peu.
- Pis j'aime pas la façon dont tu me fais l'amour.
- Quoi ?!?
- Tu fais ça trop vite, pis ça me fait mal.
- ?!?!
- Pis j'aime pas le fait que tu ne te laves pas les mains quand tu sors des toilettes.

J'ai rien dit. J'ai rien dit non pas parce que je n'avais rien à dire, mais simplement parce que tout ce que je voulais, c'était que tout aille mieux. Et le fait que je pense ça, pendant que elle, elle continuait, m'a fait sentir qu'elle ne désirait pas la même chose que moi...

- Ok... tu n'aimes pas la moitié de notre vie. Mais est-ce qu'il y a quelque chose que tu aimes ?
- Tu me fais encore rire, avec tes idioties. Et j'aime la façon que t'as, de me regarder. Comme si j'étais encore un cadeau, et que chaque jour c'était noël. On partage, les mêmes gouts, en majorité. J'ai envie de vieillir avec toi, parce que je t'aime.
- Ben tu veux que je fasse quoi alors ?
- Je veux retomber en amour avec toi, je veux être amoureuse, et pas juste t'aimer. C'Est ce que je veux et j'exige. Et je t'interdis de relire Jardin. D'ailleurs, j'ai lu tout ses livres, alors ne tente pas de l'imiter.

Je la connaissais, ou du moins, je croyais. Mais là, je ne m'attendais pas à ce jeu.

- J'accepte.
J'ai accepté.

- Je m'en vais vivre avec Isabelle.
- Hein ?
- D'ailleurs, elle regarde sa montre, elle m'attends en bas.

Elle m'a embrassée, puis elle est partie.

Ça fait 24 heures, et je l'aime comme jamais...
Ce qui m'amène à mon premier plan...

samedi 24 octobre 2009

Even if it break your heart

(Will hoge)

J'ai réalisé que j'avais des "pouvoirs". Des "supers pouvoirs".

En fait, j'en ai un. Et je ne l'aime pas particulièrement. Je vois comment les gens meurent.

Je me suis levé en retard ce matin, j'ai sorti de chez moi en courant, pas même le temps de déjeuner, pas même le temps de prendre ma douche. Je suis sorti en courant.

Je ne sais pas comment, ni pourquoi, mais l'espace d'un moment, j'ai réalisé que quelque chose n'allait pas. Je regardasi les gens autour de moi, et je les voyais pas très bien. En fait, je les voyais bien, mais certains plus flous que d'autres.

Je me suis arrêter pour regarder une jeune fille, qui attendant dans le métro près de moi. Et quand je l'ai regardé, j'ai vu dans ses yeux la mort. J'ai eu une étrange vision d'elle, un peu plus vieille, étranglée dans une chambre. Au début, j'ai pris peur, parce que c'est le regard du tueur que j'avais. Puis elle m'a sourit.

Elle doit m'avoir trouvé étrange, parce que j'ai couru dans la direction inverse.

Dans le métro, j'étais encore sous le choc, quand une dame s'est levée. Elle m'a accroché et j'ai croisé son regard. Je l'ai vu dans un lit, très vieille, et j'ai assisté à son dernier souffle.

Je suis sorti du métro en même temps qu'elle, et j'ai couru vers un endroit où je ne verrais pas personne.

Le problème c'est qu'en sortant du métro, j'ai croisé pleins de gens, pleins de regards. Jusqu'à ce moment, je n'avais jamais pensé à tant de façon de mourir. Il faudra que je prenne une assurance quand j'aurais réglé tout ça... J'ai couru en direction d'un restaurant et je me suis enfermé dans une salle de bain.

Ça fait deux heures que je suis enfermé ici, et j'en viens à cette conclusion : je vois dans les yeux des gens, comment ils meurent. Et je ne veux plus voir personne, parce que ça m'horrifie. En même temps, si c'est vrai, c'est un véritable don. Plus j'y pense, plus je devrais essayer d'en profiter pour faire de l'argent. Ou, je devrais tenter de changer la vie des gens, je pourrais tenter d'éviter des meutres, même si je risque de m'exposer moi-même à certains tueurs. Mais je ne dois absolument pas en parler... on me prendrait pour un fou.

C'est réglé, je serais un justicier.

En sortant de ma cabine, je me suis regardé dans le mirroir...

jeudi 22 octobre 2009

ha ! ha ! ha !

(Nick Africano)

Quand ma femme est morte, j'étais parfaitement inconscient.

J'étais tellement inconscient, que le feu à bruler la moitié de mon corps au troisième degrés.

Mon visage à brulé de sorte, qu'aujourd'hui, quand je renifle, ça sent le cul...

Depuis, j'ai cessé de travailler comme avocat. En fait, je ne représente plus personne, je travaille dans un bureau comme consultant. Je n'ai pas honte de ce que je suis devenu, une mauvais réplique d'un personnage de Dick tracy : Peau de fesse. Un chirurgien a fait une très belle job sur moi, je suis regardable, de loin et dans le noir. Je suis laid. Affreusement laid.

Les premiers temps, après que je sois sorti de l'hôpital, je ne voulais pas voir mes amis. Premièrement, parce que je ne voulais pas voir personne, deuxièmement parce que je ne voulais pas que personne ne me voit, et troisièmement, parce que je ne voulais pas voir les gens me regarder avec pitié et dégout. CE regard qui donne l'envie de mourir, et qui fait demander aux couple, couché sur l'oreiller: Je crois que je préfèrerais mourir plutôt que de vivre dans cette condition. M'aimerais-tu encore si j'étais aussi affreusement laid ?

Et, au combien de soir, j'ai regarder le ciel en criant à tout les dieux : Pourquoi ? Pourquoi ils avaient pris ma femme, et pas moi. Pourquoi ils m'avaient laissé seul pour vivre un calvaire que je ne méritais pas. Pour chaque fois, finir complètement saoul entrain de nouer et dénouer la corde que j'avais acheter durant la journée, pour finalement la jeté le lendemain matin, en retournant travailler.

Ma propre mère me regarde comme si j'étais un étranger. Et ça, c'est quand elle me regarde dans les yeux. Une bonne amie m'a déjà dit que Marilyn Manson semblait gentil à côté de moi, c'est peu dire. C'est peu dire à propos de son amitié et de sa sincérité. Et c'est encore trop gentil pour être vrai.

Puis je me suis fait une raison. J'ai déménagé dans une maison, dans un quartier résidentielle de banlieue. Et chaque année, j'attends avec impatience la chance d'ouvrir ma porte et d'entendre les hurlements des enfants à l'halloween.

mercredi 21 octobre 2009

Bed of roses

( Bon Jovi)

J'ai refermé le cercueil, seul. Puis je l'ai ensevellis de pétales de roses.

Maman, tu me manques.

Je me souviens du jour où une mouche est tombé dans mon cornet de crème glacée. Je dis tombé, mais en fait, elle est rentrée dedans, directement. Ce jour là, j'ai pleuré. Et même si c'était rare que Papa nous emmenait à la crèmerie, bien, ce jour là, tu as été une mère et tu m'as donné ton cornet.

Je me souviens de la fois que tu m'as forcée à ramener une chemise que j'avais volé chez Sears. Tu m'attendais dans l'auto, et je suis rentré chez Sears pour aller essayer un t-shirt, et laisser la chemise voler, et le t-shirt, dans la salle d'essayage. Tu m'as fait me sentir incroyablement mal ce jour là... je n'ai plus jamais rien voler.

Et Je me souviens aussi de la première fois que j'ai baisé. Tu étais dans la salle à manger, pendant que je perdais mon pucelage, en plein après-midi... Quelques années plus tard, tu m'as avouées avoir rougis pendant qu'elle criait.

Chère Maman, je ne suis peut-être pas l'homme que tu voudrais que je sois devenu, mais je suis le fils que tu auras toujours aimé...

J'ai refermé le cercueil, et j'ai réenterré le tout.

- À l'année prochaine maman.

Un cimetière, c'est terrifiant la nuit.

lundi 19 octobre 2009

un quart de piasse

( Vincent Vallières)

- J'ai couché avec ta blonde.
- Ouais, moi aussi.
- Hein ?
- J'ai couché avec ta blonde.

Je m'attendais à un coup de poing, une table ou n'importe quel objet contondant sur la gueule, mais je ne m'attendais pas à ça. Je me doutais qu'il y aurait quelque chose de physique, mais pas de mental. L'arroseur arrosé.

- T'as couché avec ma blonde ?
- Ouain, la semaine passé. Toi c'était quand ?

Il a l'air tellement détaché, que je ne sais pas trop comment me sentir. J'ai envie de lui mettre mon poing, une table ou n'importe quel objet contondant sur la gueule, mais je ne fais rien.

- Ça fait un mois.
- Ah, quand j'étais à Toronto ?
- Ouain...

Lui c'est la semaine passé... J'étais où ? Mais j'étais chez moi, il se faisait ma blonde pendant que je faisais une gastro...

- T'as baisé ma blonde pendant que j'étais malade ?
- On est tous un peu malade...

Y'a des ces phrases qui résume un siècle. Mais il y en a tout autant qui ne valent que du vent !

- Tu recommencerais ?
- Non... je préfère ma blonde.

À porter de main, il y a une bouteille de bière, une statue d'Autruche et un barman un peu rachitique.

- 2 shooters de Jameson Svp.

J'ai choisi le plus proche...

mercredi 7 octobre 2009

Father and son

(CAt Stevens)


Ça fait trois ans que je n'ai pas vu mon frère. Il n'étais pourtant pas en voyage, ni très loin de chez moi, mais on ne s'est pas vue. En fait, depuis que nos parents sont morts, on ne se voit plus très souvent.

La réalité, c'est qu'on s'en fout.

Ça semble un peu triste, mais ça ne l'est pas, on s'en fout.

Faut dire que, plus jeune, on n'était pas particulièrement près l'un de l'autre.

- Pourquoi tu m'as attaché ?
- Parce que j'avais peur que tu ne veuilles pas me voir.

C'est le genre de malentendu qu'on avait lui et moi, un léger problème de communication. Faut dire que c'est familiale. C'est comme notre père qui ne savait que dire qu'il nous aimait en nous frappant. Quand j'ai eu ma première blonde, je savais que ce n'est pas comme ça qu'on aimait. Pas mon frère, lui, il n'avait pas compris que l'amour et une gifle, c'est différent. Après sa première relation sexuelle, il a passé trois ans en centre de détention jeunesse, pour cause de viol...

- Colin, détache moi, je ne me sauverai pas.
- J'te trust pas...

Et il a raison, j'avais promis d'aller le voir en centre, et je n'y ai jamais été. J'avais pas le temps, ou du moins, c'est ce que je disais à ma mère, qui bien entendu, le lui répétait.

- Come on Colin, c'est pas drôle.
- Ça c'est ton avis.

Comme il me l'a répété cette phrase. À toute les fois qu'on était en désaccord, il me disait ça : Ça, c'est ton avis. Comme si mon avis ne valait rien. Faut dire que je n'ai pas toujours été la personne ressource... À 8 ans, j'ai brisé un outil à mon père. J'ai dis à mon petit de dire que c'était lui. En fait, je lui ai échangé 3 schtroumpfs et mon canif suisse, afin qu'il dise que c'était lui le coupable. Le problème, c'est que 3 schtroumpfs et un canif suisse suisse ne valent pas une cicatrice ... Disons que mon père n'était pas au courant de la théorie que les plus petits ne savent pas ce qu'ils font...

- Criss Colin, détache moi !
- Pas tout de suite. J'ai des choses à te dire.
- Ben aweille, dis les tes "choses" pis enlève moi ces cordes d'autour les poignets.
- J'ai tué Papa.

Bon... Je ne suis pas tant surpris. Mon père est mort assis au volant de son auto. Bien qu'assez vieux, il n'était pas du genre à s'endormir au volant, surtout pas stationné, avec un tuyau d'échappement relié par un tuyau à sa fenêtre.

- Pis ?
- C'est tout ce que ça te fait ?
- Tu veux que je te dise quoi ? Que je suis triste, choqué, déçu ?
- Ben dis quelque chose !
- Merci, avec ça, je me suis acheté un nouveau char !
- Mais maintenant que tu le sais... Je ne peux pas te détacher...
- Ouain, mais tu vas pas aimer ça quand je vais vouloir aller au toilette...

Mon père disait souvent que j'étais loin d'être le plus futé des 2...