lundi 28 septembre 2009

Warping is awesome

( The bloody beetroots)

Quand je ferme les yeux, ce n'est pas toujours pour dormir. Et ce n'est pas quand je dors que je rêve le plus.

Je rêve mieux quand je suis tout éveillé, et je rêve que ma réalité est la réalité. Quand je regarde une femme, et qu'elle me regarde et me sourit, je me dis que je lui plais. C'est peut-être pas vrai pour elle, mais pour moi, ça l'est. Peut-être qu'elle m'a sourit, parce qu'elle a "sizé" que si elle me sourit je vais être intimidé et que je vais cesser de la dévisager. Ou peut-être qu'elle sourit, que pour sourire, parce qu'elle est comme ça.

Mais dans ma réalité, c'est parce que je lui plais, ou du moins, elle me trouve mignon ! ...Non pas mignon. Elle me trouve beau. Mignon, c'est pour les chatons ou pour les les gaffeurs ébouriffés...

Quand je vois que le gros lot du 6/49 est de plus de 5 millions, je peux foncer dans un arbre , une poubelle ou un itinérant... Parce que je me vois déjà acheter un terrais près d'un lac, sur lequel je ferais bâtir une maison aux allure de chalet. Et aussi un bloc appartement à montréal, lequel je rénoverais et dans lequel j'y ferais habiter tout mes amis. Et par la suite, j'irais travailler à l'étranger, dans une auberge de jeunesse. J'inviterais aussi une dizaine de chums, dans un tout-inclus, question de faire le party "comme dans le temps"...

Mais quand ça arrive, l'itinérant me demande de l'argent, et je lui donne mon rêve sous forme de 2 $, mais je continue de rêver...

Et quand je vois un papa avec son enfant... et bien... Je trouve ça mignon...

Mais peu importe, parce que si elle me sourit, je vais être intimidé et que je vais cesser de la dévisager...

samedi 26 septembre 2009

I melt with you

(modern english)

- Mr Paul
- Oui Jean-Pierre ?
- Ma mère vous donne ça comme cadeau.

Jean-pierre tient une tarte, encore fumante.

- C'est gentil, dis lui merci de ma part.
- D'accord !

Et je l'ai vu repartir sur son 4 roues.

La soirée sera belle. Le doux vent de l'atlantique caresse l'herbe avant de laisser pleurer sur elle la fraîche rosée de l'automne. J'ai pris la tarte, ma grosse chemise à carreau et je suis descendu sur le bord de l'eau. En cette douce soirée d'automne, faire un feu est, à mes yeux, la seule chose digne d'intérêt.

Il y a 4 mois, j'aurais été assis dans un appartement à Montréal. Aujourd'hui, je me suis promené sur le boulevard René Lévesque, à Chandler.

Au loin, je ne vois pas l'europe, je ne vois pas même l'horizon, je ne vois rien. Je n'entends que le son de l'eau qui frappe la terre, je n'entends que le son de la vie.

Le crépitement du feu. Ce n'est pas le feu qui me réchauffe, ni même son odeur ou ses couleurs...Seulement le son de son crépitement. Quand il fait vraiment froid, il n'y a, bien entendu, pas que le son qui compte...

Et c'est un peu pour ça que parfois on allume un feu, pour le regarder. Parce que c'est plus facile oublier qu'il fait froid quand on voit un feu danser sous nos yeux...

vendredi 25 septembre 2009

Québecois

(La révolution française)


Merci pour tout Pierre!

Je me souviendrais de toi comme un homme intègre et fier.

There's a reason

( AA Bondy)

Parfois je me demande si je veux une blonde ou un chien.

Dernièrement, avec ma copine, j'écoutais un documentaire sur les chiens.

Le chien à une ouie très particulièrement puissante. Un peu comme ma blonde, quand je marmonne, elle comprend tout ce que je dis. Ce qui entraine souvent des problèmes...

Le chien voit mieux la nuit et à une vision périphérique de 250 degrés. Un peu comme ma blonde, Quand la lumière est éteinte et que je me déshabille, elle me dit souvent : Pas la peine, je veux dormir... Et qui plus est, quand je fais quelque chose dans son dos, elle le sait...

Le chien à un odorat 35 fois plus puissant que l'homme. Un peu comme ma blonde, quand je rentre à 3 hrs du matin. J'ai beau avoir bu de la vodka, elle sait que j'ai bu. Ou encore, dans une salle pleine de monde, si j'ai un gaz, elle viendra me dire que ça ne se fait pas en public.

LE chien n'a pas le gout, ni le sens du toucher très développer. Un peu comme ma blonde. Quand je fais à manger, peu importe que ce soit un pâté chinois ou un couscous à l'agneau, elle aime ça comme si c'était son dernier repas.

Mais pour le toucher, elle est complètement différente d'un chien. Elle ne cesse de me demander des caresses...ouain... finalement, c'est pas si différent d'un chien.

Je regarde ma copine, avachi sur moi, sur le canapé, et je me demande qu'elle genre de chien elle serait...

- Es-tu entrain de te demander quel genre de chien je pourrais être ?
- Euh.. non...

Ouain... les chiens ne lisent pas dans les pensés... J'aimerais avoir un chien...

Crazy for you

(Adele)

Pendant que tu fais tes travaux, j'oublie complètement ma journée.

Peu importe que j'ai de la difficulté à me pencher pour ramasser la cuillère en bois que je viens d'échapper par terre, parce que je te vois lorgner la coupe de vin que je t'ai mis sur la table.

Et peu importe que je me sois levé tôt, pour moi-même réveiller l'aurore, alors qu'il est rendu 20 heures, parce que je vois tes yeux me sourire entre deux chapitres et une odeur d'agneau.

Et finalement, peu importe, peu importe... sois là avec moi ce soir et tout ira bien.

jeudi 24 septembre 2009

running in place

(Zachary Cale)

Pourquoi haïr est plus dur que de ne plus aimer ?
Mais d'un autre côté ; pourquoi ne plus aimer, même un peu ?

Sachant que Haïr, c'est aimer, pourquoi s'en soucier ?

mercredi 23 septembre 2009

mardi 22 septembre 2009

Quand on se donne

( Francis Martin)

La première fois que j'ai lu : J'irai craché sur vos tombes, de Vian, j'étais dans le métro. J'allais travailler dans un café.

Et à 6 heures du matin, dans un métro bondé de gens pressés, j'étais bandé. Et c'était loin d'être discret. Disons que mes clefs ne sont pas à l'horizontale dans une poche centrale qui n'existe pas dans mes jeans... Alors la femme devant moi, qui était trop près de 3 pouces, elle l'a su.

La femme devant moi, était une femme, une vrai. Pas une étudiante, pas une vieille fille, mais belle et bien une femme. Elle s'est retournée, et elle m'a regardé de la tête aux pieds. Pour la première fois de ma vie, j'ai eu l'impression d'être un morceau de viande qu'on regarde chez le boucher.

Elle portait un tailleur gris, avait les cheveux roux avec quelques mèches blanches et un sourire rouge à lèvré...

Je m'en souviens comme si c'était hier.

Premièrement parce que c'est la première fois que j'ai eu une érection dans le métro, 2 eme parce que ce fut ma première cliente de la journée et 3 eme ce fut également ma dernière cliente de la journée...

Une vraie rousse...

Lonesome road


( Grassy Knoll)

C'est le dernier jour de l'été, et on s'en va aux pommes.

C'est Éve qui a croquer dans la pomme en premier. Adam n'en n'avait rien a foutre. Et c'est encore ça aujourd'hui. C'est la fille qui tire le gars pour aller aux pommes.

Je suis sur que Éve a dit à Adam que s'il n'allait pas cueillir des pommes, elle le priverait de sexe. Et ça a marché. Mais l'homme est con. Voir que la fille peut tenir longtemps sans sexe elle non plus... Ouain... ok, disons qu'elle peut tenir plus longtemps que l'homme, ou se satisfaire sans laisser de trace.

Julie met nos affaires, ses affaires, dans un sac tandis que je finis de préparer notre lunch.

J'ai amené de la bouffe pour manger avec des pommes : Brie, miel, craquelin, et saucisson. Je me suis dis qu'on arrêterait dans une cidrerie en route, genre Michel Jodoin. J'aime bien son cidre, surtout avec une guiness.

Et dans le temps de crier : Il ne faut jamais dire; Fontaine je ne boirai pas de ton eau, on est parti.

J'aime pas aller aux pommes. Je trouve ça poche. Si le printemps est le temps des danses amoureuses, l'automne, c'est la douche froide. J'ai l'impression que les pommes, c'est comme un shower de baby dans lequel les chums sont invités...

En fait, les pommes, c'est une activité de couples. C'est le genre d'activité qui détermine les fondements du couple.

Si le gars ramasse les pommes dans l'échelle, c'est lui le pourvoyeur.
Si c'est la femme, c'est elle qui mène.
Si le gars boit une bière, pendant que la fille cueille les pommes à la hauteur de la main, c'est moi.

Ça fait une heure qu'on est là, et de temps en temps je monte dans l'échelle, parfois c'est elle. On est comme ça. Bon ,j'exagère un peu, on a quand même du fun.

- Tu viens de rire là ?
- Ben c'est sur que si tu me dis que si une pomme tombe, on peut la lancer sur une vieille personne, j'trouve ça drôle !
- Tu vois, Mr. Mauvaise foi, c'est pas si plate que ça aller aux pommes. Y'a moyen d'avoir du fun.
- T'as raison...

Mais quand j'y pense, ce n'est pas parce qu'on est dans un verger que j'ai du fun. C'est simplement que je sais qu'avec elle, peu importe ce qu'on fait, on s'amuse ensemble... C'est peut-être ça devenir un couple. Comme quoi, l'amour, c'est pas toujours dans les trippes.

- L'amour, c'est pas comme la passion, c'est pas toujours dans les trippes, ça fait pas toujours chier...
- Quoi ?
- J't'aime.

lundi 21 septembre 2009

Here in front of me

(Passafire)

Ça fait trois semaines que lorsque je me réveille le lundi, je sens encore l'odeur de la folie qui s'échappe de mon second oreiller. Et pourtant, je suis seul. Mais c'est que toute la nuit, une Muse s'est laissé bercé par la nuit dans mes draps.

Et quand je sens la folie, je deviens moi-même fou.

Que dire de la première fois.

***
- Julie...
- Oui, je sais, t'as une blonde.

À ce moment là, le mot hébété m'apparaissait soudainement limpide dans sa signification.

- Euh, comment tu peux dire ça ?
- Ben t'avais pas de condoms, il y a un déo de fille sur ta commode et une photo de vous à côté du déo. T'as une préférence pour les rousses, hein !?

Jab, jab uppercut.

- Ça te choque pas ?
- T'es assez grand pour savoir ce que tu fais de ta vie, et c'est la même chose pour moi !

Elle fait preuve de discernement, elle sait que nous n'avons que baiser. Je fais preuve de discernement, je sais que je viens d'abattre un fantasme...mais j'ai encore soif d'elle.

- Ça te dit d'aller déjeuner ?
- Non, j'ai un cours ce matin.

Pendant que je la regarde se rhabiller, je me dis que c'est un mal pour un bien, maintenant que j'ai couché avec elle, je ne penserais plus à elle la nuit.

- Faut que j'y aille, je vais être en retard... On se revoit la semaine prochaine !

Quand je me suis levé, je me suis fais un café et j'ai été acheter un nouveau "set" de draps. Parce qu'il était hors de question de laver cette odeur, que je devais pourtant cacher à ma copine.

***

Quand elle m'a dit la semaine prochaine, je n'ai pas compris. Je n'ai pas compris le sens de son : on se voit la semaine prochaine...

Qu'est-ce qu'elle voulait dire ? On se voit comme d'habitude, amicalement ? Ou on se voit et achètes des condoms, comme ça je n'aurais pas à sortir, en pleine nuit, au dépanneur en acheter ?

Les jours ont passés, et on s'est "revu".

Le vendredi, je marchais avec ma copine, quand je l'ai croisé. Main dans la main avec un autre homme. Et là j'ai compris le sens de son : On se voit...

Ça fait trois semaines maintenant...

dimanche 20 septembre 2009

house of jealous lovers

(The Raptures)

La paralysie.
Je suis mortifié.

Mon coeur est mortifié. Je ne bouge plus et si j'étais un "Cartoons" mes genoux claqueraient tellement fort que Los Angeles se séparerait du continent une bonne fois pour toute.

J'aimerais lui dire quelque chose d'intelligent, mes ma bouche a arrêté à : Brejcjfsd.
Oui oui, ça se prononce.

J'ai envie de sentir ses cheveux, je suis sur qu'ils sentent la folie.

Elle est magnifique, elle me rend muet, elle est tout ce que j'ai toujours voulu et je ne peux pas l'avoir.

Je ne peux pas l'avoir, et j'essaie de ne pas la voir. C'est que je suis engagé, vous voyez ! Et ma copine, et bien, je l'aime. Ça fait 6 mois qu'on est ensemble et on est rentré dans la zone, de confort de couple.

Mais elle, c'est une future sorcière... je suis déjà tourmenté... Quand je l'ai regardé, j'ai vu dans ses yeux que ce n'est pas un sentiment à sens unique, je l'ai senti...

Et je me demande, est-ce que c'est la stabilité du couple qui m'ennuie, ou est-ce c'est la passion et un grand amour en vue...

Et quand elle va se réveiller, est-ce que je lui dis que j'ai une copine ?

Hunchback

(Kurt Vile)

- Éric, j'ai le goût de rencontrer une fille avec qui tu n'as pas couché.
-Ouain... T'as pas grand marge de manoeuvre... (rire)
-T'es con ! Sérieusement Éric, quand on va dans un bar, c'est toi, dans un café c'est toi, quand on allait en cours, c'était toujours toi. J'veux rencontrer une fille pour moi, et qui ne soit pas dégouté des hommes À Cause de toi.

- Ben là... Qu'est-ce que tu veux que je te dise...
- Où on pourrais trouver des filles ?
- Hum...
- Je l'ai, on va aux pommes !

vendredi 18 septembre 2009

1979

(Smashing pumpkins ( D.Gookin cover))

La première fois que je l'ai vu, j'étais assis au bar de l'université. Elle faisait que passer par là, mais tout de suite je l'ai remarqué. Je l'ai trouvé simplement belle. Pas de maquillage, les cheveux un peu mêlés, et un petit look hippie.

Je n'ai pas eu le courage d'aller lui parler. Ce n'était pas le moment.

La deuxième fois que je l'ai vu, J'étais au parc. Elle faisait du vélo, mais elle marchait à côté d'une amie. Sur son vélo, il y avait un petit panier. Le genre de petit panier que je trouve cute. Sa robe volait de bords et d'autres, et j'ai remarqué qu'elle avait prévue le coupe, en mettant une paire de legging.

Je n'ai pas eu le courage d'aller lui parler. Ce n'était pas le moment.

La troisième fois que je l'ai vu, je marchais dans mon quartier. Elle était dans une vitrine. J'ai léché la vitrine, me disant qu'il n'y a jamais rien pour rien. Ça faisait longtemps que je n'étais pas rentré dans un colombarium...

J'ai eu le courage d'aller lui parler, c'était le moment, je savais qu'elle n'aurait rien à dire...

jeudi 17 septembre 2009

Lost !

(Coldplay)

- À quoi tu penses ?
- Je me demandes comment je pourrais faire pour que tu sois amoureuse de moi.
- Mais, je suis amoureuse de toi !
- Oui, mais encore plus. Je voudrais t'être complètement indispensable. Je voudrais que tu sois la femme la plus comblée sur terre.

Paul est égoiste. C'e n'est pas pour elle qu'il la veut satisfaite, c'est pour lui. Il s'en fout un peu de savoir qu'elle est comblée. Il veut qu'elle en parle, qu'elle le cri sur les toits. Son seul plaisir, est celui de la savoir comblée.

- Mais je suis comblée !
- Plus encore ! Qu'est-ce qui ferait que tu serais entièrement comblée ?
- Ben, tu pourrais me faire un massage.

Sur ce, Paul s'exécute. Il la pousse tendrement sur le ventre, et ensuite frotte ses mains ensembles afin qu'elles soient chaudes.

Puis, il passe ses mains tout au long de l'échine de Julie. Partant du haut des fesses, jusqu'à la nuque. Doucement, tendrement, il enfonce ses doigts dans sa chair, du bas du dos, débordant un peu sur les fesses, jusqu'à la nuque. Une bonne pression des pouces, suivi de rotations par le reste des doigts. Puis, il colle ses mains sur son corps et continue de masser.

- Tsé Paul, je crois que je suis parfaitement comblée ! Le souper que tu m'as fais, ensuite tu m'as fait l'amour, et ce massage... Je ne pourrais rien demandée de plus.
- Merveilleux !
- Et moi, que pourrais je faire pour que tu sois complètement satisfait.
- J'aimerais que tu crisses ton camp. J'aime pas dormir avec toi.

Paul est égoiste.

Thank You Machiavelli

(The peep Tempel)

Marie.

Marie est Marié avec Philippe depuis 4 ans.
Pourtant elle couche régulièrement avec Éric depuis 2 ans.

Les deux hommes n'ont rien en commun. Philippe est doux, attentionné, et très amoureux de Marie. Éric lui, c'est le contraire... Quoiqu'il a ses bons moments.

Philippe est dentiste, Éric est... Éric fait ce qu'il peut.

Marie réussit très bien à séparer sa vie conjugale et, extra-conjugale. Les deux hommes n'ont aucune chance de se rencontrer, selon elle.

Un jour, alors que Philippe roulait sur l'autoroute en direction de Drummondville, Éric faisait du pouce.

Philippe en bon samaritain, a embarqué Éric. Pendant une demie-heure, ils ont échangé un peu sur la vie, sans jamais abordé le sujet de Marie. Tout bonnement, ils échangent... Et en fait, ils s'entendent pas trop mal, vu les circonstances.

Aujourd'hui , les deux ont quelque chose en commun. Ils partagent la même chambre d'hôpital.
L'un des deux va succomber de ses blessures, l'autre non. Et Marie pleure de chaudes larmes...

mercredi 16 septembre 2009

everyone else is boring

(Jordan Galland)

Ça faisait longtemps que ça ne s'était pas produit.

J'aime aller à l'épicerie. J'adore ça ! Un de mes plaisirs coupable est de juger les paniers des gens. Aujourd'hui, c'était un type, avec 2 NOS et un sidekick et un poivron. Mention spéciale aux deux filles et leurs paniers remplis de michelina, ou autre marque quelconque de repas congelé...

Si j'aime les épiceries, ou les marchés, peu importe ; l'endroit où j'achète ma bouffe, c'Est parce que j'aime faire à manger et j'aime les gens qui aiment bien manger. Une fille qui achète du féta, je le trouve déjà plus cute qu'un fille qui achète du Cheez-whiz.

Ça, et j'aime bien la promiscuité que peut procurer le supermarché.

Ça fait trois ou quatre fois que je croise le regard d'une jeune femme. Et on s'est mutuellement fait ce petit sourire. C'est un petit sourire niais aux premiers abords, mais ça veut quand même dire quelque chose.

Pendant que je regardais différents fromages, elle est venu à côté de moi en parlant au téléphone.

- Ah, ben non, c'est pas grave, j'comprends ça. Nenon, on se reprendra, on se fera un souper un autre fois, t'inquiètes ! Ciao.

Elle m'a regardé, puis elle a regardé dans mon panier.

- Bonsoir.
- Bonsoir.
- J'viens de me faire flusher.
- Ça arrive tout le temps quand on est à l'épicerie. C'est dommage pour toi.
- Ouain... C'est con, mon dessert était prêt et tout.
- Et c'était quoi ?

Elle ma regardé, et elle a ouvert son manteau, sous lequel il n'y avait qu'un léger corset noir...

Et j'ai pris deux fromages, du féta et un St-Damase, et nous sommes partis vers les caisses...

On a sauté le repas.

mardi 15 septembre 2009

I Belong to You / Mon Coeur s'ouvre à ta Voix

(Muse)

J'ai glissé un mot dans son sac.

C'est un peu, beaucoup, enfantin, mais c'est tout ce que je suis capable de faire.

Quand elle me parle, elle me méduse, elle me séduit, elle m'enjole, elle m'impressionne et le tout, dans la plus grande naiveté.

C'est son petit look hippie, ses cheveux roux, sa petite voix. C'est les éclats dans ses yeux, c'est l'aventure dans sa voix, c'est ses yeux qui me rappel que d'être heureux, c'est pas si compliqué.

Mais ça l'est assez pour que je sois incapable de lui dire. Elle est trop bien, elle semble trop bien, elle est sans doute folle à lier. Mais j'ai envie de plonger, et la meilleure façon que j'ai trouvé, c'est de glisser un mot dans son sac.

On s'est parlé quelque fois, mais à chaque fois, je suis devenu épais. Parce que oui, ça arrive que quelqu'un nous plait trop, et que l'on ne sache pas trop quoi lui dire. En fait, on en vient à oublier de comment parler. Le QI baisse de moitié, et avoir de l'ordre dans les idées s'avère être une tâche impossible. Même quand je parle d'elle, je ne sais plus choisir mes mots...

Je sais que je vais la revoir cette semaine, et j'ai hâte.
Je vais lui ouvrir mon coeur, en espérant qu'elle ne ferme pas son sac...

I'll kill her

(Soko)

J'étais sur d'une chose. De toute les connaissaces que je possédais, je n'étais sur que d'une seule et unique chose. J'étais sur que tu étais mon âme soeur. Et j'y croyais, j'y croyais fermement. Ce n'étais pas seulement une certitude, c'était une vérité.

Puis du jour au lendemain, ma vérité t'étais indifférente. Ma certitude, tu t'en foutais. Tu balançais tout par la fenêtre. Tu déménageais ton coeur du mien, pour un autre, pour des raisons que je ne comprennais pas, parce qu'elles étaient les tiennes. Tes propres certitudes, tu ne me les partageais plus.

Et c'est ainsi que la vie à continuer.
L'automne, c'est un peu toi. C'est une saison que j'adore, une saison ou tout meurt.

Je me souviens de ce soir d'octobre, le soir où j'ai tout brulé.

J'ai tout brulé les photos, les cadeaux, les souvenirs. J'ai tout fais disparaitre un soir que j'avais trop mal pour être saoul, ou trop saoul pour être mal...

Et tu es disparu de moi, ne laissant que des cendres.

Et si on se revoit dans la rue, ça se peut que je ne te reconnaisse pas.
Parce que la chenille que tu étais, est sans doute devenue un beau papillon...

Vagina

(Bloodhound gang)

Il est tard.
J'ai mal à la tête.
Je rentre chez moi.

C'est les trois dernières phrases que j'ai dites à ma "date". Une fille dénuée d'intérêt. Elle ne veut pas rencontrer quelqu'un, elle veut qu'on lui fasse un enfant. Son chat ne suffit plus...


Sur le retour, j'ai vue une pute.

J'en ai surement vue plus qu'une, mais celle là, je sais qu'elle fait la rue. Elle la fait, et se la fait.
Elle fait la rue, dans le sens qu'elle la meuble. Et pourtant, c'est un meuble ikéa, plutôt qu'un vieux meuble.

Je lui donne à peine 23 ans.

Assis dans mon auto, je me demande ce qui pousse les gens à se prostituer. L'appât du gain, les dettes, la drogue...

Elle, c'est quoi ? Est-ce que je veux vraiment le savoir ? Non, je ne crois pas.

Et un vieux débat revient me hanter.

***

- Est-ce que tu sortirais avec une danseuse ?
- Jamais.
- Pourquoi ?
- Parce que la sexualité, c'est pas un métier, c'est un acte d'affection intime.

***

Et comme je me remémore ces vieux souvenirs, je me rends compte que j'ai vieillis... J'ai littérallement baisé plus de filles qu'il y a de saveurs de chips. Si je pouvais rencontrer le moi d'il y a 10 ans, avec le moi d'aujourd'hui, je crois que le moi du passé serait déçu.

Il est fort probable que je me dégouterais. Je me souviens de tout les discours romantiques et romanesque que j'ai fais. J'étais Fleur bleu. Depuis, je sais que le sexe est la chose qui vend le plus, qui engrange des profits incommensurable. Je sais que baisé, c'est soulageant. Baisé, c'est pas romantique, mais c'est vital. Autant pour la reproduction que pour la santé mentale. Ça devrait être aussi clair que ça dans la pyramide de Maslov.

Baisé, ça soulage les maux. C'est pas moi qui le dit, ils le disent partout. Malheureusement, le coup du mal de tête, c'est fini, il parait que le sexe le fait passer...
Le stress, la fatigue, la douleur, le sexe peut tout régler... Ça devrait pouvoir se vendre en capsule...

- C'est combien ?
- C'est 60 $
-Embarque.

J'ai mal à la tête...

lundi 14 septembre 2009

lithium

(Nirvana)

- T'es pas venu hier !
- Je sais. Pis après ?
- Ben là... j'pensais pas que tu...
- Qu'est-ce que ça change ?

Laure regarde Simon, durement. Laure pousse son carrosse contre l'allée, tandis que Simon pose son panier sur le sol.

- T'es pas conscient de l'impact !
- Quoi ? Attends là, je veux pas embarquer la dedans ! T'es qui toi, anyway, pour me dire quoi faire?
- Je suis la femme qui te suit depuis 6 mois. Et ça me tient à coeur.
- Pis ben moi je suis l'homme qui en a plein le cul de se faire dire quoi faire à 34 ans.
- Si t'avais été plus responsable, on t'aurait pas dit quoi faire !

Simon Lorgne du regard le panier de Laure. Et malheureusement pour lui, il n'y a rien dans son panier qui lui permettrait de la juger.

- Ben j'ai dérapé une fois.
- Une fois de trop.
- Heille, va chier ! J'ai payé ce que je devais payer, pis là, ben ma vie continue, ou recommence... Choisis le terme qui te fait te sentir mieux ! Pis criss moi patience avec ça.

Simon reprend son panier. Il est fâché. Devoir se justifier est une chose qu'il déteste. " Ce qui est fait, est fait" se dit-il, il vieillit avec le sentiment de laisser aller un peu égoiste selon les gens, mais il croit vraiment en ce quoi il dit, en ce quoi il fait. Et ce qui s'est passé, il ne peut plus rien y faire.

- Simon.
- Va chier !

Une de moins, ou une de plus. C'est selon. Simon est un peu déçu, mais bon. Ça va passer... ou pas. Mais une chose est sure, demain sera une autre journée.

PAtience for the ride

(Centro-matic)


Si.
Si x = xy

Si.

Toujours si.
Toujours prend toujours un S.
Ouain mais si...
si...

J'aime la science-fiction, juste pour le sci.
Si.

Et toute ma vie est ponctué de si. Je me souviens de Odette, ma professeur de 3eme année. J'étais le genre d'élève à constamment demander pourquoi, et continuer avec un : Ouain mais si... Et c'est elle qui m'a fait lire l'édition complète de la courte échelle. En fait, c'est elle qui m'a montré que la lecture est intéressante. Et J'ai lu, tout ce que j'avais sous la main, je l'ai lu. J'ai pas tout retenu, mais en majorité oui.

Toutes ces histoires, des personnages qui se vivent à gauche et à droite des émotions, selon leur point de vue.

Si...

L'envers de la médaille. Comprendre ce qui se passe pour tout le monde. L'empathie.

Puis, comme dit ci ( et non si) -haut, j'en suis venu à apprécier la science fiction. Juste pour le si. Qu'adviendrait il si...

J'ai aimé les séries comme Stargate, sliders, pushing daisies, 24, juste pour les différentes possibilités, et puis pour la conviction des personnages à prendre des décisions. Des convictions. C'est le genre de choses dans laquelle je suis pauvre...en conviction. Je ne comprends pas une conviction, je comprends le désir, l'envie, la certitude.

Je suis comme socrate, la seule chose dont je suis sur, c'est que je ne suis sur de rien. Et croyez moi, j'ai passé des nuits à me demander ce que ça voulait dire. Et j'ai compris, je crois... En 30 secondes, je peux passer de pour à contre une idée, un concept, un événement.

Mon rêve à moi, quand j'étais petit, c'était d'être comptable agréé, ou humoriste. N'ayez crainte, je ne suis ni l'un, ni l'autre.

- Ouain, mais si ?

Non, c'est des carrières auxquelles je n'aspire plus. Mais toujours le si. Toujours ce fameux si qui me fait me demander de quoi aurait l'air ma vie en ce moment.

C'est ce qui m'inspire pour écrire le plus souvent du temps. Ouain, mais si.

C'est comme quand on est en couple avec quelqu'un, et qu'on se demande de quoi aurait l'air nos enfants. Moi je vois leurs visages.

Au niveau professionnel, je vois des possibilités. J'envisage. Quel grand mot : Envisager.

Envisager, c'est comme prédire ou prévoir.
Finalement, la vie, c'est comme la météo, on s'en fait une idée, mais on ne la controle pas.
Et parfois, j'en suis content...

Il existe des dispositifs pour empêcher les conducteurs que leurs voitures démarrent quand ils ont pris un verre de trop... Pourquoi ce n'est pas de base, sur les véhicules ?

dimanche 13 septembre 2009

Float on

(modest mouse)

- Faut que je te dise que j'ai une blonde.
- Quoi ?
- J'ai une copine. Que j'aime !
- ...
-...
- Pourquoi tu me fais des avances dans ce cas là ?
- Parce que tu me plais.
- Es-tu entrain de me dire que ton attirance vers moi est purement sexuel ?
- C'est à peu près ça.
- ... Mais... Je ne comprends pas. Je suis loin d'être une reine de beauté !
- si tu veux, mais à moi, tu me plais. Et mes envies sont d'ordre sexuel et intellectuel. J'veux pas juste me vider, j'veux faire l'amour avec toi !
- ... Mais t'as une copine !!!
- Ça veut dire quoi ? Tu ne veux pas baiser ? Je ne te plais pas ? ou tu voudrais plus ?

On a baisé, mais je ne me souviens plus de son nom...

samedi 12 septembre 2009

Hawai

( Pépé et sa guitare)

Tsé, parfois, à l'occasion, t'as le gout de quelque chose, pis ça arrive pas.

J'ai envie d'écrire une histoire drôle ou bien vraiment rocambolesque...

Mais le fait est que, l'histoire, ben elle ne veut pas sortir...

Donc je suis chez nous à jouer du Ukulélé, pis... J'trouve que je m'améliore...

Pis, je vais me flatter l'égo : je suis fier de moi.

Voilà, quoi, 3 mois ?, je n'avais jamais joué d'un instrument. Pas le gout, pas le temps, pas la patience et pas le talent. Mais mon ukulélé, ben il me rend vraiment heureux. Vraiment !

Demain, je bosse tôt, et jusqu'à tard... donc lundi on se redonne des nouvelles !

small thing

(Blink 182)

Elle a tout eu en double ; des fleurs, du chocolat, une invitation au restaurant...

Mais, elle n'est allée qu'au restaurant qu'avec son chum...

vendredi 11 septembre 2009

Kick start your heart

( The tunas)

(dans un restaurant)

-Tout ça parce que tu étais amer... C'est vraiment médiocre que tu m'aies trompé.

Elle a prit ses choses, et elle est partie. Dire que c'était à son tour de payer.

Après que Caroline soit partie, j'ai lu le message dans mon biscuit chinois.

Vous n'êtes jamais amer, trompeur ou médiocre.

Et seul à ma table, je ris.

C'est assez drôle qu'un biscuit te disent l'inverse de ton ex...

jeudi 10 septembre 2009

All i see is you

(Ice Water)

Parce que j'étais une larve.

J'étais l'oiseau blessé. J'étais l'aigle, le fier roi des oiseaux, qui encore une fois dans l'histoire, voyait son empire s'écrouler.

Si l'amour était une chose tangible, j'aurais pu vérifier la date de péremption de notre couple. Mais ce n'est pas le cas, donc j'ai seulement absorber l'information.

- Je ne t'aime plus, mon amour...

Parfois j'aimerais mieux mourir, pour ne plus rien avoir.

Je suis arrivé chez Éric, une caisse de bière sous le bras, un bouteille de Jameson dans l'autre, et avec mon sac à dos, ma nouvelle maison.

Quand il m'a vu, il a simplement dit : Oh... Rentre.

- T'as... T'as l'air mieux que la dernière fois.

Ah oui. Cette dernière fois là...

- Parce que c'est toujours la dernière fois.
- Ouain. J'pense pas que t'as particulièrement faim...
- Non.
- Tant mieux, je me suis fais livrer un Pad thai.

Je ne sais pas ce que je ferais si mon meilleur pote était en couple. Mais le plus drôle, c'est que je ne comprends pas pourquoi il ne l'est pas.

- Mais t'as pas trop l'air démoli...
- Ça va venir.

Et je sais qu'en ce moment, mon coeur est en mode d'attente. C'est comme si le cerveau n'avait pas envoyer toutes les informations aux différents membres du club de la tristesse. Mais ça va venir. Dans une heure, un jour, une semaine, un mois... ça va venir. Et je vais pleurer.
Je vais pleurer, mais je ne pleurerais plus comme la première fois.

- Tu veux un verre ?
- Non.

Il a ouvert la bouteille de Jameson. Il me la tend. Une larme. Une larme de scotch pour chaque larme que je verse. Mais il n'y aura jamais assez de scotch.

Et de toute façon, j'ai déjà trop pleuré.

Assis dans un jardin qui ressemble plus au biodome qu'a un jardin de décor mag, on boit silencieusement. Parce que parfois, il n'y a rien a dire.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- L'avenir est un long passé...

mercredi 9 septembre 2009

Those who came before

(Constants)

J’hais ces moments. Tu viens de rencontrer une nouvelle personne qui visite ta chambre à coucher et, à qui tu as déjà fait à manger , à tout au moins, deux reprises. Viens alors le temps des discussions plus intime. Alors que tu parlais de comment tu imagines la vie, version nouveau couple, elle, elle se met à te parler des choses qu’elle n’aime pas.

La nouvelle personne que tu fréquentes te parle de tous ceux qu’elle a eut avant toi. Et elle le fait dans l’ordre chronologique, pour terminer par le dernier, L’ex. Communément et affectueusement appelé : Lui… Celui là, elle t’en parle… Et ce n’est pas rose. Elle te fait une énumération de tous ces défauts.Et vous riez de lui.

Lui était comme ci, il était comme ça. Et ce n’est jamais des compliments. Ce que tu connaîs le plus de lui, c’est ces défauts. De la manière dont elle t’en parle, quand tu le verras, parce que tu vas le voir, tu hésiteras à vouloir lui casser la gueule ou à te moquer de lui…peut-être les deux.

Puis on respire mieux. Au moins tu n’es pas comme lui. Comme un imbécile, tu souris devant tel et tel comportement qu’au moins, tu, n’as pas. Et tu ris de lui. Pauvre lui, il est tellement pathétique.

Ce que tu sembles oublié, c’est que toi aussi tu es un Lui. Tu es le pire de tout les lui, parce que, toi aussi, tu es le dernier…

Et l’histoire commence. Il était une fois un type qui se fait jeter en dehors de chez lui pour une histoire de cul. Histoire peu banal, je suppose, mais une histoire qui est la plus intéressante jamais écrite. Et ce qui a de charmant dans cette histoire, c’est qu’aujourd’hui, c’est la mienne.

Aujourd’hui, après avoir expliqué cette théorie pour la toute première fois il y a trois semaines, aujourd’hui j’en suis une victime. La victime du lui.

Quand j’avais huit ans, j’allais, bien entendu, à l’école tous les jours avec mon immense sac à dos. J’étais l’un des meilleurs aux billes. La grosseur de mon sac n’avait d’égal que mon talent, et mon sac était toujours le plus lourd.

Où je vais avec cette histoire, ce que vous lisez est ma psychanalyse, lisez et vous comprendrez. Vous n’aimez pas vous faire dire vous ? Désolé, lis et tu comprendras.

Donc, mon sac était toujours plus lourd le soir que le matin, et ce n’est pas parce que le professeur nous donnait plus de travaux. Je jouais aux billes et je gagnais, point. Ceci étant désormais clair, un jour un gamin : Pascal létourneau, a tenté de me voler une jumbo pendant que j’étais occupé à en gagner une autre. Le problème, c’est que, j’ai triché. Et pendant que je trichais, j'ai vu qu’il ne me regardait pas. Donc, je me suis reviré et je l'ai vu, la main dans mon sac.

Ni une, ni deux…ni trois, ni quatre, mais je lui ai bien mis 5 poings sur la gueule. Ça parait excessif, mais une jumbo valait 5 petites, à l’époque, et ma mère m’a toujours dit : Qui vole un œuf, vole un bœuf.

Dans ma naiveté de l'époque, je m'étais dit que lorsque elle, elle était petite, elle faisait du troc avec les autres fermiers de son rang, je croyais donc qu’un bœuf valait 5 œufs…

Où tout ça nous mène ? À vous expliquer que j’ai la vendetta dans le cœur. Je suis un être passionné qui agit avec passion. J’ai la vengeance comme défaut. Quoi, le pardon ? Vous avez lu comme moi ce qu’ils ont fait à Jésus après qu’il le leur ait tous pardonné !

Enfin, je suis dehors de chez moi. Mon ex, celle qui rira de moi avec son prochain chum, celui là même qui voudra sans doute me mettre un poing sur la gueule lorsque nous nous reverrons. Elle, elle me lance des trucs par la tête. Elle crie, elle pleure, elle chante l’hymne à la destruction. Elle vit un drame musical, et moi j’en ris.

5 minutes auparavant.

On fait la vaisselle.
- J’ai vu mon ex aujourd’hui.
silence
- Ah.
- On a été prendre un verre ensemble.
silence
- Han han.
- Après j’ai été chez elle
Elle se détourne de l’évier quelque peu et, je sais, elle s’essuie une larme.
- Et je l’ai baisé.

J’avais prévu la réaction. Elle se retourne vers moi, avec une assiette dans la main, et elle me la lance. Comme je vous ai dit, j’avais prévu le coup, je l’ai esquivé.

- Je l’ai baisé comme jamais on ne l’a jamais fait, nous deux.

Elle pleure silencieusement, ne bouge plus, ne respire plus. Puis elle me foudroie du regard, à défaut de pouvoir le faire avec une arme quelconque.

- T’as fait ça seulement que pour te venger ?
- Oui
- T’as fait ça seulement que pour te venger !
- Hen hen
- T’as-fait-ça-seulement. Seulement-pour-te-venger-!-!-!
- Idem

Elle reprend son souffle. Je suis déjà en direction de notre, désormais sa, chambre... Je sais pertinemment ce qui va se passer et mon sac est déjà fait. Non pas qu’elle soit prévisible, aucune femme ne l’est, mais j’y reviendrais plus tard, je sais tout simplement dans quel état elle est.

- Quand j’ai revu Thomas (c’est un Lui ), on a juste été prendre un café et il m’a redonné des trucs à moi que j’avais laissée chez lui. Pis toi, pis toi! T’as fais exprès d’aller revoir ton ex. T’as été recoucher avec Ta grognasse de Julie. L’ostie de conne qui t’a laissé pour un autre, et qu’après tu t’es tapé une fuckin’ dépression ? T’as couché avec ton ex juste pour te venger ! T’es con ou quoi, tu aurais pu me tromper avec n’importe qui je serais en criss pareil, mais que ce soit en plus ton ex, t’es vraiment le dernier des imbécile ( J’espère vraiment qu’elle va utiliser ce mot au prochain mec qui va coucher dans mon, désormais son, lit )
- Est-ce que tu crois que je suis con ?
- OUI ! T’es le pire des cons qui s’est jamais fait ?
Je viens de passer au premier rang des cons à son palmarès, dépassant l’avant dernier, Lui !!!

- Tu vas me dire que tu n’as pas recouché avec Thomas ? Est-ce que j’ai l’air aussi con que ça, TU CROIS QUE JE SUIS AUSSI CON QUE ÇA ?
- On n’a pas recouché ensemble…
- QUOI
- On n’a pas recouché ensemble.
- COMMENT
- On n’a pas recouché ensemble !
- Tu vas quand même pas me dire qu’une fellation ça compte pas !
Silence.

Là, tout mon corps rit, tout mon cœur pleure et mon âme se dit que la vengeance est une arme magnifique.

J’ai continué ma route vers sa, sa chambre. J’ai ramassé les premiers vestiges de mon célibat, quand sa tête, suivit de tout son corps ont franchi l’embrassure de la porte.

- Je m’excuse…je t’ai…je t’ai pas tout dit, parce que ça ne voulait rien dire.
Et là, silence, c’est moi qui se tait. Je n’ai plus rien à lui dire…Oui, oh que oui, j’ai bien tout au moins une chose à lui dire.
- Tu m’as menti…
- Non…j’ai omis quelques faits.
Sa réponse était trop instantané…elle y avait sans doute déjà pensé…

J’ai mis mon sac sur mon épaule, et j’ai passé à côté d’elle, comme si on était deux individus dans un centre commerciale. Je suis sorti dehors.

La pleine lune…c’était à prévoir.

Je suis à 4 coins de rues de mon ancien appartement. Je regarde la lune avec une immense bouteille de bière entre les jambes. Elle passe mal et j’ai pas particulièrement envie de boire, mais ça me semblait une bonne idée. Je ne sais pas trop où aller. Je suis content que ce soit l’été, c’est au moins ça. J’aurais pas aimé partir en plein mois de Janvier.

J’ai certainement quelques potes chez qui je pourrais sonner, mais j’ai pas encore le besoin de me faire regarder comme un enfant, j’ai beaucoup d’égo ; Égoiste, Égocentrique, Égotiste. Et je ne suis pas un enfant. Ce que j’ai fait, je ne le regrette pas. Elle n’ont plus ne doit pas l’avoir regretter parce que depuis 20 minutes, son ex est passé par la porte de son bloc appartement…

Je marche, je ne sais pas spécialement où je vais, mais je sais que je suis mes pas. Moi aussi je pourrais aller cogner chez mon ex, ça pourrait lui faire plaisir. C’est moi qui, je crois, trouverais ça plate. On s’entend, quand on s’Est quitté elle et moi, c’était, je persiste à croire, pour de bonnes raisons de mésententes mutuelles. Comme l’a dit un grand sage : Quand il n’y a pas de regrets, ça s’est terminé trop tard.

Traffic in the sky

(Jack Johnson)

J'ai regardé la lune passé, d'un carreau à l'autre de ma fenêtre.

C'est alors j'ai réalisé que ma fenêtre était sale. Mais j'ai surtout réalisé que ça fait un mois que je suis dans cet appartement, et que je suis encore étranger à l'appartement.

***

J'ai parlé au propriétaire et à ma psy. Au premier j'ai demandé s'il y avait eu une petite fille blonde qui avait habité l'appartement et au deuxième, j'ai demandé si c'est normal que j'ai des visions.

La réponse fut oui dans les deux cas.

***

Le premier m'a parlé d'une petite fille qui habitait avec sa mère et son frère. Mais il n'en sait pas plus, parce que c'est un propriétaire, et qu'il ne parle pas vraiment français.

Le deuxième m'a dit, que c'est normal d'avoir des visions quand on ne dort pas pendant trois jours. Puis il a commencé à me poser plein de questions.

- Pourquoi ne dormez vous pas ?
- J'en sais rien
- Le stress ?
- Non
- L'abus de substances ?
- Non
- La culpabilité par rapport à quelque chose que vous avez faites ?
- Non.
- Faudra que vous réfléchissiez à tout ça...

***

Et je suis couché dans mon lit, et je réfléchis.

Puis je me dis, que c'est mon psy. C'est lui qui me fait me poser trop de questions, et que ça m'empêche de dormir. Et la petite fille blonde semble d'accord avec moi...

mardi 8 septembre 2009

j't'aime encore

(Zébulon)

J'étais garé devant chez elle.

Et j'ai attendu.

J'ai attendu 1 heure, puis 2, puis 3 et sans que je m'en rende compte, ça faisait 6 heures que j'étais là. J'ai vu le coucher de soleil, puis la nuit, en l'attendant.

J'ai attendu après elle. Mais à force d'attendre, j'ai compris que j'attendais pour moi...

C'est moi le problème. Et pire encore, peu importe mon champs de vision, la cause de mon problème, c'est encore moi.

Assis dans mon auto, j'écoute en boucle le dernier album de Jean leloup. Laisse toi haller.

Et plus j'écoute le refrain, plus j'écoute les mots. Et plus j'écoute les mots, plus je comprends. Je comprends ce que je veux comprendre, mais je comprends quelque chose que je n'avais pas compris...

Laisse moi aller.

Laisse moi aller, laisse moi m'en aller. Laisse moi voyager et vivre sans toi.

C'est ça que leloup m'a dit. Parce que malgré la plein lune, malgré l'automne et la rentrée scolaire, parce que tout commence et tout fini un jour : laisse moi aller.

Ou au contraire, ce soir là, j'ai accepter de te laisser aller. Tu peux garder une place dans mon coeur, mais tu ne peux pas l'occuper.Ce qui vit dans mon coeur vit également dans ma vie, alors je repense à Leloup.

Ah! Je ne peux pas vivre sans toi
Et je ne peux vivre avec toi
Mais tu peux très bien vivre sans moi
Je suis foutu dans les deux cas
I lost my baby
Mais je vis, et je le ferais sans toi. Et pendant que je pensais à ça, garé dans ma voiture, en face de chez toi... Tu es rentré dans l'auto.

Et tu m'as dis...et tu m'as dis...

vendredi 4 septembre 2009

Ella, elle là

(France Gall, ou Kate ryan...)

Paul et Mathieu prennent un verre chez Baptiste.

Mathieu à appelé Paul, parce qu'il ne sait plus quoi faire avec sa nouvelle copine.

-Ben là Mathieu, hier vous êtes quand même allez voir Fred Pellerin !?
-Ouain, mais c'est parce que...


***
- Et si on allait voir une pièce de théâtre ?
- Pfff... La saison est pas encore commencé.
- Et si, et si on allait au cinéma ?
- Tu vas t'endormir...
- Et si on baisait comme des bêtes
- Comme des bêtes, tu va me baver dessus pendant 2 minutes...ça va aller...
***


Paul regarde son ami Mathieu, un peu hébété
-Et tu lui as répondu quoi ?
- Ben là j'ai murmuré : On pourrait s'abonner à une agence de rencontre...
- Tu lui as dit ça ?
- Non... oui... C'est ce que j'ai dis, mais elle a entendu : On pourrait s'adonner à une soirée de conte...

mercredi 2 septembre 2009

All the kings men

(Wild Beasts)

Dan est devant moi. Comme d’habitude il a son regard hagard. Aurélie ne lui a pas donné signe de vie depuis un mois. Il m’explique qu’il lui a envoyé des courriels, qu’il a laissé des messages sur son répondeur, il est même aller chez elle pour aller porter des fleurs. Et tout ça, pour rien. Je n’ai plus la force de lui expliquer que tout ce qu’il fait, ce n’est que de creuser son trou plus profond.

- Ce type n’est qu’un con ! Il ne la mérite pas ! dit il en jouant dans on café au lait.
- C’est peut-être un con, mais c’est de ce genre de con dont elle est amoureuse.
- Elle m’a pourtant bien dit qu’elle m’aimait, me semble que c’est clair !
- C’est pas la première fois dans l’histoire du monde qu’une fille aime deux hommes à la fois. Et crois moi, selon les statistiques, il y a de fortes chances qu’elle reste avec son Con.
- C’est ça, t’es de son côté à lui !

On est comme ça quand on est amoureux, on est con. Quand on est amoureux du 5, 2 + 2 n’ont rien à voir avec 4. L’amour n’est pas logique, ni rationnel. L’amour ne se calcul pas, pas plus qu’il se comprend, l’amour est interprété par le cerveau comme l’art peut l’être. C’est beau selon nos critères, point. Il n’y a pas de recettes miracles.

- Je ne suis pas du côté de personne Dan ! Simplement que tu devrais regarder ailleurs !
- J’essaie, crois moi.
- Quand je dis voir ailleurs, je ne parle pas seulement de baiser. Tout le monde peut baiser,à gauche et à droite, mais l’amour c’est plus complexe que ça ! C’est quand la dernière fois que tu n’as pas baisé avec une de tes dates ?
- Come on Gui, C’est quoi le rapport !?

C’est quoi le rapport… Le rapport c’est qu’en tant qu’homme, je sais pertinemment que si on ramène une fille le premier soir, il est rare que la relation soit portée plus loin qu’une simple histoire de cul. Les gars on est comme ça, on est vraiment tous des salauds. Il y en a quelques uns qui peuvent se permettre de dire qu’ils ont baisé le premier soir avec leur femme, mais encore moins qui ont dit leur premier je t’aime ce fameux soir là.

Mais peu importe ce que je dis à Guillaume ce soir là, il ne m'écoute pas.

Ceux qui aiment ont toujours raison.
Dany Laferrière


C’est comme lorsque l’on apprend que l’on n’est pas le seul amant d’une femme. Une étrange sensation de jalousie, mêlé d’une parfaite insouciance.

- J'aurais pas dû essayer de la rendre jalouse en lui disant que je couchais avec une autre...

Non...T'aurais pas dû...

mardi 1 septembre 2009

The will to love

(Dreaming in Stereo)

Fond de chaloupe
-Part 1-


- De toute façon, on est tout seul quand on meurt.
- Tu les as, toi, les phrases pour consoler.
- Te consoler de quoi ?
- De moi, calvaire.

Ça faisait trois jours qu’il pleuvait. Il faisait froid. Le sentier de terre, normalement charmant, qui reliait le chalet de mes parents au lac, suintait d’une boue gluante, puante et baveuse. Une boue qui semblait rire de nous, perdus au fond de nos impers trop grands, inutiles contre une pluie trop drue. Nos vêtements détrempés, un peu figés par le froid, commençaient à perdre leurs couleurs sur notre peau. Dan et moi, irrémédiablement bornés, contre le ciel et la terre, nous entêtions quand même à garder notre position sur le lac.

- On devrait peut-être changer de place.
- Non, ça va venir.
- En trois jours on a quasiment rien pris. Pourtant, le poisson remonte quand il pleut. C’est peut-être le spot qui est mauvais.
- Remet ta ligne à l’eau. Ça va mordre. Faut persévérer. Tu vois, c’est ça la différence entre toi pis moi. Toi, t’es un chasseur ; moi, je suis un pêcheur.

J’avais pris la route jeudi soir, forçant Daniel à fuir pour quelques temps la source de son malheur, Aurélie, la plus parfaite des filles. La seule qui, jusqu’à ce jour, avait voulu nouer une relation avec Daniel.

- Tu vois Dan, moi, je vais lancer ma ligne un peu partout, je vais la laisser flotter un peu, voir si quelque chose peut mordre, pis dès que je sens une petite tension, je ramène. Je tire pas trop vite, le fil pourrait casser. Mais je tire. Je laisse un peu de lousse, pour faire croire que je me fatigue, pis quand ses défenses sont baissées, je ramène pour de bon.
- De quoi tu parles.
- Des filles. Toi, tu vas t’installer au bar, tu vas spotter ta bête pis tu vas essayer de tirer. Mais comme tu vises mal, tu fais bien du bruit pis tu y fais peur.
- C’est quoi ces paraboles de con là ?
- J’essaie de comprendre pourquoi ça marche pas pour toi.
- C’est ben simple. Je suis un imbécile, mou, lâcheur et dépressif. Je suis pas capable de me battre pour une fille. Je suis pas un chevalier qui se bat contre les autres pour gagner sa princesse, moi je veux être le prince charmant sur qui elle trippe depuis sa tendre enfance.
- T’es peut-être pas un chasseur finalement.
- Je suis quoi alors.
- Tu dois être végétarien.

La nature, la bière, le jack, la pluie un peu, mais surtout mon insatiable philosophie de fond de chaloupe avaient réussis à remettre un peu en perspective les malheurs de mon meilleur chum. Aurélie était entrée dans sa vie à coup de séquences les plus marquantes les unes que les autres. À chaque fois, comme un enfant qui voit la fée des étoiles mettre son soutien-gorge, Dan me revenait les yeux brillants, le cœur frénétique, heureux et plein d’espoir. Et quand je lui rappelais qu’Aurélie était déjà un peu engagée avec quelqu’un d’autre, il me ramenait toujours la même défaite, comme quoi elle était trop intelligente pour aller avec cet autre con. Mais bon Dieu, Dan, c’est pas une question d’intelligence, c’est une question d’hormones.

- Je suis trop un bon gars. Les filles ne veulent pas de moi.
- Ben oui elles te veulent, Dan. T’es beau, t’es brillant pis dans deux trois ans tu vas être riche.
- C’est quoi le problème alors ?
- Ça fait trois jours qu’on le cherche.
- Pour moi ça fait vingt-cinq ans.
- Tu vas l’avoir ta bonne Dan. C’est sûr. Qu’est-ce que tu veux que je te dises de plus. C’est pas…
- Guillaume, Guillaume, ça mort ! J’en ai un… !